Shadly Hollow
Bonjour à tous. <br><br>Le forum ayant subit un coup des plus dur suite au départ de nombreux membres –disposant entre autre de postes importants, Shadly Hollow refait peau neuve. Nous comptons repartir de zéro, en modifiant un peu le contexte pour le rendre plus actuel. L’opération prendra un peu de temps, mais si vous souhaitez continuer l’aventure en notre compagnie, envoyez un mail à l’adresse suivante : toxiic-sicilian@hotmail.fr En précisant votre pseudo dans l’invitation. Il est fort probable que vous ayez à mettre à jour votre personnage, tout comme nous mettrons les nôtre à jour, mais ce n’est pas une certitude. <br><br>A bientôt sur Shadly Hollow =)<br>Asher & Natasia.



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Feather • Tomorrow is a thief of pleasure (terminée)

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Feather • Tomorrow is a thief of pleasure (terminée)   Mer 17 Fév - 22:39

EARNSHAW FEATHER IIAHELLE
.



Candice Swanepoel ­­­­─ ­­©Banana Hammock



    • • « – Can I see your identity card, please ? ; »
    .

    ► ÂGE PHYSIQUE : 22 ans
    ► ÂGE RÉEL : 22 ans
    ► DATE & LIEU DE NAISSANCE : 3 Mars, Bristol
    ► NATIONALITE/ORIGINE : Anglo-suédoise
    ► RACE : Humaine
    ► LIEU DE RESIDENCE : Tous les quartiers de Londres
    ► RANG DANS LA SOCIETE : Fait partie des gens du voyage, "criminelle" en cavale
    ► PROFESSION : Pickpocket


    • • « – I want know your real identity, darling ! ; »
    .


    ► VOTRE PSEUDO/PRENOM : british cookie
    ► VOTRE AGE : En âge de voter
    ► COMMENT AVEZ-VOUS CONNU SH ? : Du bouche à oreille (a)
    ► QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM ? : Je n'ai rien à redire, je trouve le design magnifique
    ► CODE DU REGLEMENT :
    Spoiler:
     

    ► CELEBRITE SUR L'AVATAR : Candice Swanepoel
    ► TAUX DE PRESENCE : 4/7
    ► AUTRE CHOSE A DIRE ? : -o-



• • « – Tell me a story ; »
.


Dix poupées russes sur l'étagère,
Et l'araignée
A tissé sa toile sur le livre rouge.
Tandis que le vase est gris de poussière
Et que les ombres sous la lumière,
Bougent.


    Gendarmerie, 10:09 am


    ?? : « Bien, laissez entrer la petite. »
    ?? : « Doucement, pas la peine de la bousculer ! »
    ?? : « Bordel mais bougez-vous Hedcount ! »

    Des voix étrangères se heurtaient contre les murs froids, elles me revenaient telles des ondes désagréables et stridentes, et je fronçais les sourcils dans l'espoir de me rendre sourde. Je me rendais imperméable au monde qui m'entourait, du moins je tentais de me faire spectre face à cette masse continue et volubile. Univers opaque, grondements, soubresauts ; rares étaient les moments de repos : je veillais à éteindre mon cerveau, je pensais, j'écoutais, j'aspirais à ne pas exister. Mais la vie était là, indigne pourtant de demeurer, elle défilait sous mes yeux tel un mauvais film pourvu de mauvais acteurs, et j'entrevoyais déjà la fin : ils me relâcheraient sans autre forme de procès. Je dardais de mes yeux céruléens cette femme frôlant la quarantaine qui m'observait d'un oeil vaporeux et d'un sourire maternel ; je ne lui rendis pas le sien, me contentant de la toiser, indifférente et absente. Mon visage séraphin aspirait à ne pas transmettre les émotions, j'étais vierge de tout sentiment démonstratif et malhabile, j'avais la pureté sentimentale offerte, j'étais désespérante de beauté : même atteinte de cette carence sensible apparente, je demeurais désolante d'une soit-disant probité virginale... Je n'ignorais pas pourtant ce pourquoi j'étais là, dans ce cabinet de gendarmerie, conduite par cette femme se disant psychiatre : ils allaient m'interroger sur ma vie, et j'allais la leur offrir sur un plateau. Je rechignais à parler de moi, et pourtant je n'étais pas spécifiquement pudique quant à l'énonciation de mon existence. Quitte à ce que son nom ne passe pas à la prospérité, pas plus que sa mémoire, autant que l'on relate sa vie entière à quelqu'un, au moins une fois. Ne lâchant pas la quarantenaire du regard, cette dernière posa délicatement sa main dans mon dos d'un geste hésitant : comme tous les autres, elle craignait me briser en mille et uns morceaux par un simple effleurement de sa part.

    ?? : « Entre, Feather.. »

    Je ne discutais pas et me pliais docilement aux ordres : aussi doux étaient-ils, je savais discerner une intimation d'une demande anodine, dans ce cas-ci je me voyais mal de refuser. Sitôt le seuil de la porte passée, la femme aux airs maternels referma derrière moi, nous laissant seule à seule dans une pièce vide de tout mobilier, si ce n'était une simple table et deux chaises. J'avais cette impression absurde de jouer dans un remake d'un mauvais soap américain où le meurtrier tente de dissimuler son crime face aux tentatives d'impact psychologique raté du flic en face de lui. N'attendant pas que la voix de la femme s'élève à nouveau, je m'asseyais sur une des chaises avant de la toiser de mon regard de poupée. Charmée par mon apparence séraphine, humant discrètement mon parfum cannelle, mon interlocutrice prit place à nouveau sous mes yeux aigue marine.

    ?? : « N'aie crainte, je suis le docteur Astrolabe Salisbury. Nous voulons simplement connaître toute la vérité, et nous n'avons absolument aucun doute quant à ton innocence. »
    F. : « Astrolabe, quel prénom curieux. C'est un prénom de garçon... »

    Surprise d'entendre pour la première fois ma voix cristalline, elle arqua les sourcils avant de se trouver envoûtée par le timbre de ma voix délicate. Ravie de ma réplique inattendue et raffinée, elle marqua une pause due à son étonnement comblé, avant de reprendre.

    Dr Salisbury : « Exact, c'est la première fois qu'on le remarque. »
    F. : « J'aime la mythologie. »
    Dr Salisbury : « Et sans doute les Hauts de Hurlevents ? » fit-elle dans un sourire en tentant malhabilement de tisser quelques approches complices.
    F. : « Pas vraiment. Ce serait narcissique. »
    Dr Salisbury : « Bien... » Elle resta coï l'espace de quelques secondes, sidérée par notre conversation peu banale avant de reprendre ses esprits et ses grands discours de psychanalyste. « Alors avant de savoir ce qui est arrivé exactement à ton frère, j'aurais besoin de creuser plus loin... Quelles ont été tes relations avec ta mère ? »
    F. : « Les parents, toujours... Vous êtes une sorte de Freud ? » murmurais-je dans un sourire amusé avant de reprendre plus sérieusement. « C'était une femme égoïste ... Très belle néanmoins, elle était suédoise. Est-on vraiment obligées d'en parler ? »
    Dr Salisbury : « Et bien, si tu n'y tiens vraiment pas... Parle-moi de ton frère. Sais-tu qui l'a tué ? »
    F. : « Vous avez lu le dossier. Vous savez que j'étais là quand les policiers sont arrivés... Les mains en sang. »
    Dr Salisbury : « Raconte-moi tout. » murmura-t-elle d'un regard maternel, ne me croyant guère l'investigatrice d'un meurtre aussi immonde de ma part, au vu de mon visage de poupée.

    ***

    « ... Ramène ta frangine. »
    « Ouais amène Feather. » continua le second pervers écoeurant dans un rictus pernicieux.
    LOGAN ~ « Pourquoi pas on pourrait s'amuser... Hé Feather ! » cria alors mon frère du bas de l'escalier comme je sortais de ma chambre, les avisant avec écoeurement et fierté du haut des marches, penchée au dessus des barreaux de bois. « Viens avec nous, on va faire une partie de bowling. »
    F. ~ « Et gâcher votre partie à plusieurs dans des toilettes crasseuses les gars ? Je sais que tu as plus de plaisir avec tes potes qu'avec moi... »
    LOGAN ~ « Sale... » une insulte s'échappa de ses lèvres alors qu'il braqua son regard assassin sur moi. Mon coeur aussitôt s'accéléra d'une peur son nom, et je me retournais avec vivacité afin de m'engouffrer dans la première pièce à ma portée ; la salle de bain, fermant dernière moi la porte comme mon frère ayant monté avec fureur les escaliers quatre à quatre venait y tambouriner avec rage. Fort heureusement, j'eus le temps de la fermer à clé, m'adossant contre celle-ci la peur au ventre et la gorge nouée. Je priais le ciel pour qu'il ne parvienne pas à l'ouvrir, tentant de ne pas écouter sa voix me vociférant des insultes trop crues. « Fais ta maligne espèce de garce, ce soir tu vas gueuler pour quelque chose... »

    Ca, c'était mon quotidien. De la peur, des insultes et des provocations ; rien que je pouvais échapper en soit, cela faisait partie de ma vie et les seuls protagonistes de mon cauchemar ne demeuraient autres que mon frère et ses amis me donnant la nausée. Ma tête se posa contre le bois blanc de la porte alors que je levais mon visage vers le plafond, étouffant des larmes craintives qui ne roulèrent pas sur mes joues ; il y a bien longtemps que j'ai appris à ne plus pleurer pour mon frère aîné aux moeurs écoeurantes. J'entendais leurs rires et jusqu'au souffle pernicieux de Logan derrière la porte me murmurant des atrocités, sans doute dans son éternel rictus amusé, et je frissonnais de dégoût envers lui autant qu'envers moi-même. Comment pouvais-je le laisser me toucher, pourquoi ne trouvais-je jamais la force véritablement physique de le repousser et de lui faire payer son inceste forcé, comment oublier la tristesse et l'écoeurement qui m'accablaient alors ? Je suintais la frayeur et l'affadissement par tous les pores de ma peau, je me dégoûtais de me savoir humiliée et brisée, et pourtant je portais ma provocation en étendard. Je ne voulais pas être martyr, je voulais me battre quand bien même je n'avais pas d'échappatoire, je voulais lui cracher à la figure pour qu'il ne se pense pas tout à fait maître, quitte à attiser sa violence. Je l'exécrais et me soumettais à lui à la fois, me consumant dans un paradoxe effarant, je me faisais épave au complexe psychologique certain. Puis je me redressais alors, doucement, sentant mon coeur battre une chamade effrénée à en charcuter ma poitrine de ses pointes acides et douloureuses ; tendant l'oreille quant aux conversations des jeunes adolescents m'affublant d'adjectifs tous plus charmants les uns que les autres. Mon regard émeraude et terni se posa alors sur le miroir me faisant face, et j'avisais mon visage, si beau visage, que je haïssais en tous points. Car ma beauté n'avait rien de banale ; elle transcendait les normes mêmes de la société , j'avais le visage fin et délicat, les jambes longues et la silhouette parfaite, sculptée avec grâce et satin, ma bouche aux couleurs cerises appelait aux baisers et mes longs cheveux blonds ondulaient sur mes épaules à en relever mon teint de porcelaine. J'étais belle, j'étais éthérée, j'étais désespérante de beauté, j'étais transcendante... j'étais baisable selon les dires de mon frère et de ses amis. Ma beauté m'avait amené cette malédiction inextricable ; mon aîné avait fini par me trouver à son goût, me forçant à froisser ses draps et à partager ceux de ses amis afin sans doute d'obtenir de leur part une reconnaissance quelconque ; moeurs stupides moyenâgeuses qui lui seyait fort bien... Que de souvenirs humiliants, de peine, de cris, de larmes, et de mots blessants en retour ; je ne m'étais jamais vraiment laissée faire, je ne me voulais pas entièrement soumise mais tigresse sauvage lui balançant des mots blessants à la figure... Pour autant ces souvenirs affreux restaient dans mon esprit, venant frapper ma mémoire en écho quand bien même je tentais de ne pas y penser, une nausée écoeurante me prit et j'allais me pencher au-dessus de la cuvette des toilettes, à genoux, afin de régurgiter le peu de nourriture me tenant dans l'estomac. Je vomissais mon dégoût comme mes larmes coulant soudain à flot, incapable de me contrôler je me sentais parcourue de spasmes, muée dans une colère froide ; j'étais une battante, je ne pouvais pas me laisser abattre... Mais je me sentais tant souillée.

    Enfin je me redressais, mes longues et fines jambes me portant d'abord avec difficulté, je vacillais jusqu'au lavabo avant d'y poser mes mains blanches, faisant couler l'eau claire du robinet. Puis je me mis à penser aux prémices de mon cauchemar, ce dernier avait commencé il y avait tout juste un an. Je frissonnais de nouveau quant au souvenir de l'ombre de mon frère entrant dans ma chambre, mais l'effaça bien vite de mon esprit. La mémoire a ce don gargantuesque de vous occulter vos pires souvenirs, bien qu'ils demeurent encore présents dans un coin de votre tête... J'aime le mot gargantuesque, on n'a que peu l'occasion de le placer dans une conversation. Je hoche négativement la tête et finit par me faire passer de l'eau glacée sur mon visage, avant de demeurer inerte debout, les mains posées sur la faïence. J'ignore combien de temps je reste ici, le regard vague et l'esprit absent, mais bientôt je sursaute en entendant la porte du bas s'ouvrir ; sont-ils rentrés bien plus tôt ou est-ce moi qui suis restée là des heures durant ? Doucement, je m'avance vers la porte de la salle de bain et l'entrouvre, lorsqu'avec soulagement j'entends la voix de mon père scander gaiement mon nom. Un sourire s'afficha sur mes lèvres alors que je me précipitais vers les escaliers pour me jeter dans ses bras. Lui ignore tout de ce qui se trame, il pense que son aîné est un type bien, charmant garçon très instruit, que sa fille l'est tout autant et que tout va bien dans le meilleur des mondes... Je n'ose pas tout lui avouer, la peur et la honte me prennent au ventre, mais comme à chaque fois, je ne peux m'empêcher de le serrer fortement contre moi. Il était le seul parent qui nous restait, à Logan et moi, je pense par ailleurs que le trouble violent du comportement de mon aîné vient de ce jour fatal où mes parents et lui-même alors seulement âgé de six ans, eurent un accident de voiture terrible provoquant le décès de notre mère. Logan s'en était toujours voulu, car il avait ce jour-là fortement insisté pour qu'elle les accompagne, et je mets sur le compte d'une culpabilité dévorante ses accès de folie passagère. Mais qu'importe, je ne sais même pas si je dois lui trouver des excuses.

    F. ~ « Il y a du baseball ce soir à la télé papa, on regarde ? »
    DUNCAN ~ « Du baseball ... ? Ah oui j'avais oublié, petite tête que je suis. » Je le suivais dans la cuisine alors qu'il ôta son chapeau et son french coat, me collant à mon dernier rempart que je refusais de voir tomber. Plus longtemps je tenais mon père éveillé, et moins j'avais de risques d'être dérangée par Logan cette nuit là. « ... Mais une autre fois ma chérie, la chaîne Sky Sports a tendance à diffuser les matchs bien trop tard, et je suis exténué. »

    Il me déposa un baiser sur la joue dans un sourire que je lui rendis, forcé, effrayé, la mine légèrement blêmie mais les yeux pétillants comme j'avisais sa silhouette monter les marches de l'escalier. Pourquoi ne voulait-il pas être mon dernier rempart, pourquoi ne voyait-il pas ? Je devais me rendre à cette évidence qui n'en était pas une ; mon père ne m'aimait pas ou du moins ne se souciait guère de sa fille... C'était bien sûr des foutaises, mais muée dans ma peur bien fondée, je ne pouvais que lui en vouloir. Me précipitant alors sur la cafetière, je passais le reste de la nuit à boire de la caféine, les sens à l'affût, refusant de m'endormir et m'asseyant à la table dans le noir complet. Dieu que j'avais peur du noir depuis cette fameuse nuit, mais dieu que je craignais Logan encore plus, et que j'aurais tout donné pour être invisible à ses yeux. Les heures passèrent et je luttais contre le sommeil, jusqu'à ce qu'enfin la porte d'entrée s'ouvrit de nouveau aux alentours des une heure du matin. Je sursautais dans un bond avant de venir me caler dans un coin de la cuisine ; geste desespéré, cachette dérisoire qui n'en était pas une, et j'avisais le souffle court la silhouette de mon frère passer dans le hall et prendre les escaliers. Avec un peu de chance, il avait trop d'alcool dans le sang pour songer venir me chercher, peut-être même avait-il ramené une conquête, quoique cette dernière alternative illusoire était impossible puisque je n'avais vu que sa silhouette. Puis le silence se fit, je retenais mon souffle, mon ouïe à l'affût, ne repérant rien d'inhabituel ; Logan avait du rejoindre sa propre chambre et s'étaler dans son lit de fatigue. J'eus un soupir bref de soulagement comme je sortis de la cuisine à pas feutrés, m'engageant à mon tour dans le hall plongé dans l'obscurité, lorsque soudain la lumière s'alluma. Je me retournais alors, poussant un léger gémissement craintif lorsque je le vis, un sourire pervers aux lèvres.

    LOGAN ~ « Bouh.... »

    Ne jamais sous-estimer son bourreau ; leçon numéro une.



Dernière édition par Feather Earnshaw le Jeu 18 Fév - 0:49, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Feather • Tomorrow is a thief of pleasure (terminée)   Jeu 18 Fév - 0:11

    Gendarmerie, 10:33 am


    Dr Salisbury : « Ton frère abusait donc de toi. » murmura-t-elle compatissante avant de laisser placer un mutisme serein, dans l'espoir que je ne rétorque un mot. En vain. Je restais étrangement calme et plantais mes prunelles satinées et trop douces dans son regard maternel. « Ce serait donc le motif de ton crime... Si c'est bien toi qui l'a tué. »

    Face à son regard sceptique, je me sentais le droit stupide de revendiquer mon crime. Oui je l'avais tué, même avec mon visage d'ange que je pouvais souiller d'hémoglobine. Mais non, je ne prenais pas encore mesure de la portée de mes mots qui entraîneraient d'immondes conséquences.

    F. : « La nuit où mon père était absent, je n'attendais plus que la venue de Logan dans mon lit. J'en tremblais de peur et de honte... Jusqu'à ce qu'une idée folle me traverse l'esprit : je suis descendue dans la cuisine afin de prendre le couteau le plus affuté, je suis remontée dans la chambre de Logan qui était tranquillement endormi, j'ai plaqué un oreiller sur son visage... et j'y ai planté le couteau. Plusieurs fois. »
    Dr Salisbury : « Six fois. » répliqua-t-elle sans me lâcher de son regard terrifié.
    F. : « ... J'ai repris mes esprits, et j'ai paniqué. C'est moi qui ait appelé les flics. »
    Dr Salisbury : « Le traumatisme que tu as subi par ton frère t'a poussée à agir de la sorte. Il va falloir que l'on te soigne, Feather. Il va surtout falloir que l'on te juge, tu risques plusieurs années de prison... Mais pour l'instant nous te relâchons, en attendant ton procès, qui devrait avoir lieu dans quelques semaines. »

    Et la quarantenaire de tenter de me rassurer par des mots et des sourires, en m'affirmant que ma peine serait allégée par la cause de l'ignominie des actes de mon frère. Mais je n'entendais plus que mon coeur battre à tout rompre ; pétrifiée et perdue, je me rendais compte que mes prochaines années à venir seraient passées dans l'antre d'une prison humide, pour homicide sur un être inhumain... On me raccompagna dès lors aux portes de la gendarmerie, comme je me sentais fébrile et désemparée.

    ***

    La fuite. Quel mot si acide et chéri à la fois. Je n'avais pas tardé à paniquer suite à mon entrevue d'avec le fameux psychiatre. Mon palpitant n'avait eu de cesse de s'accélérer d'une danse tumultueuse et trop vive, et bientôt je sentis mes jambes me porter et courir à tout rompre. Courir encore, toujours, jusqu'à en crever d'épuisement, jusqu'à sentir ses poumons imploser, jusqu'à ne plus pouvoir supporter cette douleur cuisante. J'allais donc fuir ; fait véritablement inconscient et surtout naïf lorsque l'on savait que la justice ne laissait jamais s'échapper ainsi les criminels, et pourtant j'avais ce désir irréalisable de partir loin. Mon voyage parsemé de longues marches à pied, d'auto-stop sur les bords de l'autoroute, et de parcours dans le ventre de bus, m'amena dans la capitale Londonienne quelques jours après seulement. La grande ville me fascina ; toute de pierre et d'histoire ancienne vêtue, sa beauté éthérée parvint à soulager mon coeur de ses souffrances calomnieuses. Mon père, sans doute, n'avait lancé personne à ma recherche afin de m'éviter tout aussi naïvement les barreaux d'une prison. J'étais stupide de croire que la justice ne me rattraperait pas, tant j'étais aisément localisable, mais je l'étais plus encore de ne pas penser que la psychiatre m'ayant prise sous son aile avait sans doute brouillé les pistes à mon encontre, ou bien avait persuadé quelques hommes de bonne moeur se lancer à ma recherche à leur place. Quoiqu'il en soit, je ne pus ce jour là que toujours me remémorer de la rencontre avec cette gitane à la tignasse décoiffée, les rides envahissant son visage tanné à l'or ambré des orfèvres, et qui d'un geste vif s'empara de la main de jeune fille perdue que j'étais alors.

    Gitane. : « La bonne aventure, mon enfant ? »
    F. : « Si vous pouviez me prédire un toit pour cette nuit, ce ne serait pas de refus. »
    Gitane. : « Je vois surtout des mains tachées de sang. » siffla-t-elle d'un rire sournois et amusé avant de reprendre sous mon regard étonné. « Je peux te proposer notre aide, en échange de tes services. »
    F. : « ... Votre ? »

    La vieille femme femme aux mains ridées eut une oeillade pleine de malice alors qu'elle fit un signe de tête vers quelques enfants et adolescents aux vêtements usés s'amoncelant ça et là entre les passants... C'est ainsi que je rentrais dans l'antre très fermée des gens du voyages : ils m'apprirent les rudiments du vol à l'étalage tout autant que dans les poches des badauds. Mes butins étaient dès lors les leurs, les leurs étaient les nôtres, et au fil des mois j'intégrais une énorme famille à la vie plus que modeste, me faisant maître renard habile et charmeuse pour mieux voler mon pain, devenant londonienne toisée de haut par les bourgeois effarés de mes tenues parfois plus que sobres... Et raillant dès lors ces étranges rumeurs de vampires ou autres créatures, que l'on se racontaient une fois réunis autour du feu, ou tout simplement d'une télévision grésillante.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Feather • Tomorrow is a thief of pleasure (terminée)   Jeu 18 Fév - 0:51

Désolée pour le double post, mais j'ai terminé 019
J'ai baclé la fin, j'avoue j'aime pas les fiches Arrow
Revenir en haut Aller en bas
Natasia M. Zaharen
PSYCHOTIC WOLF
Traque & ne blesse que moi.
avatar

Messages : 903
Date d'inscription : 28/12/2009
Age : 25

« Je te vois »
▌Rang: Seconde de la meute, agent du Directoire et amante du maître de la ville...En voilà une vie bien remplie!
▌Pouvoir spécial: Dons psychiques
▌Relationship's:
MessageSujet: Re: Feather • Tomorrow is a thief of pleasure (terminée)   Jeu 18 Fév - 14:14

    Hello hello! Bienvenue miss Very Happy

    Alors ne t'en fais pas, tu as peut être baclé la fin mais le reste est très bon! Tu t'es construis un passé, à toi de développer l'avenir en rp!
    Je te valide officiellement & te souhaite un très bon jeu. Je te réserve ton avatar et euh...Je crois que c'est tout.

    Amuse toi bien parmi nous 019
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-xdeath.skyrock.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Feather • Tomorrow is a thief of pleasure (terminée)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Feather • Tomorrow is a thief of pleasure (terminée)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 02. Gay Thief, really?
» Feather, un oiseau haut en couleur !
» been a liar been a thief (( vicky ))
» Des instruments de musique
» The Puppet, the Dictator, and the President: Haiti Today and Tomorrow

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shadly Hollow :: 
L'Antre ••
 :: « I know you by your soul » :: » Sorry, not this time !
-
Sauter vers: