Shadly Hollow
Bonjour à tous. <br><br>Le forum ayant subit un coup des plus dur suite au départ de nombreux membres –disposant entre autre de postes importants, Shadly Hollow refait peau neuve. Nous comptons repartir de zéro, en modifiant un peu le contexte pour le rendre plus actuel. L’opération prendra un peu de temps, mais si vous souhaitez continuer l’aventure en notre compagnie, envoyez un mail à l’adresse suivante : toxiic-sicilian@hotmail.fr En précisant votre pseudo dans l’invitation. Il est fort probable que vous ayez à mettre à jour votre personnage, tout comme nous mettrons les nôtre à jour, mais ce n’est pas une certitude. <br><br>A bientôt sur Shadly Hollow =)<br>Asher & Natasia.



 
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 Sû Oteiza_ hot like ice. [u,c]

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MessageSujet: Sû Oteiza_ hot like ice. [u,c]   Sam 9 Jan - 22:55

SÛ OTEIZA ; MARIE-TÉRENCE CALIXTE
.



Wiktor Hansson ­­­­─ ­­©Patate



    • • « – Can I see your identity card, please ? ; »
    .

    ► ÂGE PHYSIQUE : Selon son habillement, entre dix-huit et trente.
    ► ÂGE RÉEL : Vingt-quatre ans.
    ► DATE & LIEU DE NAISSANCE : Le dix-huit mai, Londres.
    ► NATIONALITÉ/ORIGINE : Anglais pure souche.
    ► RACE : Humain.
    ► LIEU DE RÉSIDENCE :
    ► RANG DANS LA SOCIÉTÉ : Normal.
    ► PROFESSION : Secrétaire au sein du directoire.



    • • « – I want know your real identity, darling ! ; »
    .

    ► VOTRE PSEUDO : Mtgn.
    ► VOTRE AGE : 17 ans.
    ► COMMENT AVEZ-VOUS CONNU SH ? : Je suis les admins depuis des années... Eh oui !
    ► QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM ? : Un peu plus de soin dans le code, mais le thème est bien, le forum est lisible et n'est pas surchargé. =) Farpait.
    ► CODE DU RÈGLEMENT :
    Spoiler:
     

    ► CÉLÉBRITÉ SUR L'AVATAR : Wiktor Hansson.
    ► TAUX DE PRÉSENCE : 8/10, je passe chaque jour mais poste pas tous les jours, non.
    ► AUTRE CHOSE A DIRE ? : Moi aussi, j'aime les pokémons. Ah, et Calixte n'est pas semi-lycan parce que son père est lycan hein, il est humain tout court, j'espère que tout mon bordel passera...



• • « – You look like.. Euh ? ; »
.


► DEscriptION PHYSIQUE :
Il y a quelque chose chez lui, une beauté particulière. Une beauté surnaturelle, une beauté ineffable. Une beauté quasi-métaphysique, une beauté qui n’a rien de celle d’un humain, d’un vampire, d’un lycan ou de quoi que ce soit d’autre. Une beauté qui n’en est pas une, un charme sans nom, une noire splendeur, l’éclat d’un défaut. Oui, il y a quelque chose chez cet homme, quelque chose d’indicible. Une autorité hypnotique. Malsaine, méphitique. Pourtant, Calixte est construit comme tout être humain à première vue, quoiqu’il ait de nombreuses particularités, mais pas beaucoup de charmes. Pas très grand, mesurant tout au plus un mètre soixante-quinze, il possède malgré tout des membres longs et forts. Des muscles secs, développés à force d’entraînement. Il est capable de réduire en morceaux une pomme en la tenant seulement au creux de sa main. Il faut dire que ses mains sont ses outils choyés et adorés, en perdre une serait la fin de sa carrière. Fines, aux doigts longs, d’une grande souplesse, elles sont agiles et lui permettent des gestes rapides et précis. De plus, ses os sont solides malgré qu’il ait un corps fin, ce qui lui donne un côté féminin fortement développé sur lequel Calixte aime jouer, tout comme il aime faire peur avec la plasticité de son organisme. Il n’y a pas que ses mains qui sont capables de torsions étranges. Ses articulations sont d’une surprenante flexibilité, retourner entièrement son pied ne lui fait pas peur, tout comme rentrer dans un minuscule carton. Calixte, l’homme pliable. Un produit amusant et détonant, aux finitions parfaites. Une peau d’albâtre constellée de grains de beauté s’alliant au charme de sa chevelure douce et d’une blondeur blanche. Eux par contre, manquent de souplesse. Impossible de les brosser correctement, s’il doit en faire quelque chose, Calixte doit s’en remettre aux pinces, élastiques, laques et gels divers. Ils restent dressés sur sa tête quand il y passe ses jolis doigts, et même le vent ne peut les faire redescendre sur son front peu large mais capable de prendre dix ans d’un coup quand Calixte, contrarié, fronce ses sourcils, faisant naître d’innombrables rides sur son visage qui pourtant semble si juvénile, dont la forme rappelle fortement un crâne humain, comme s’il n’y avait pas de chair sous sa peau de kaolin pour couvrir ses os faciaux. Des joues creuses, faisant ressortir ses pommettes hautes et bien présentes, entourant un nez fin et court, qui se place sans difficulté entre deux petits yeux d’un bleu si sombre qu’ils en sont noirs. Des yeux fixes, qui ne cillent jamais, à la manière des vieux cowboys de westerns spaghettis. Un regard dur et bouillant comme les enfers. Ce n’est pas un doux, non, c’est une brute, vous l’aurez compris. Sa mâchoire est large et ses lèvres charnues, mais manquent de couleurs, ce qui donne à notre humain un air froid, austère, voire fragile et maladif. Néanmoins on est bien loin de la vérité. Son corps est soumis chaque jour à un entraînement qui ne lui pardonne aucun écart. C’est qu’avec tous les gâteaux et cafés au lait qu’il engloutit –sa fiancée est un chef cuisiner comme on en trouve peu, vous savez-, il lui faut une bonne dose de sport pour garder la légèreté qui le caractérise et qui lui permet une bonne vivacité et une parfaite discrétion. On ne l’entend que rarement arriver, à croire que se glisser dans le dos de quelqu’un pour le surprendre est un délice digne d’être dans ses goûts. Tout comme il aime se faire remarquer. Se jugeant encore adolescent, il se permet des excentricités qui disparaissent quand on devient adulte. Quand on est adolescent, on se permet un port fier, hautain, un peu je m’en foutiste sur les bords. Et une démarche lascive, sensuelle, femelle. C’est qu’il complexe assez sur sa taille, toujours à ses bottes se trouvent de petits talons, d’au moins deux centimètres, jamais moins, souvent plus. Le voir arriver, avec son air renfrogné, front en avant et menton baissé mais regard haut et clair qui fait baisser bien des regards sur son passage, c’est être subjugué par la bestialité qu’il renferme. Mais c’est un salaud, mesdemoiselles. Croiser son regard, c’est chercher la bagarre. Chercher la bagarre, c’est crever la gueule ouverte, la nuque brisée sur le bord du caniveau. Il n’aime qu’avec haine et ne hait qu'avec violence.

► STYLE VESTIMENTAIRE :
► DEscriptION MORALE: Minimum 15 lignes.
► GOÛTS : Minimum 5 lignes.


Dernière édition par Calixte Sû Oteiza le Lun 11 Jan - 23:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Sû Oteiza_ hot like ice. [u,c]   Sam 9 Jan - 22:55

• • « – Tell me more about you & your past ! ; »
.

► FAMILLE:
Lison, son père, lycan. Les deux entretiennent de bonnes relations, quoique leur caractère à tous deux, très chaud, les amène souvent à se fritter. Ils se ressemblent étonnamment physiquement, quoique le père est plus grand et solide. Il a du mal à comprendre les réactions de son fils, et fait partie de la même meute que la fiancée de son fiston.

Mary-Jane, sa mère, humaine. Elle s’est remariée avec un yakuza, vivant à présent au Japon, où Calixte a vécu une moitié de sa vie. Ils sont assez lointains l’un de l’autre à présent, mais continuent de correspondre régulièrement. Elle a eu par la suite deux autres garçons, qui sont donc les frères de Calixte, tout aussi turbulent que ce premier.

Asayoshi, père de son beau-père, humain. Oyabun d’une famille de yakuza, Calixte est relativement proche de cet homme, qui lui a apprit entre autre à se battre de la façon la plus vile que ce soit mais aussi à se concentrer sur un objectif, à se maîtriser et à contourner les difficultés. Calixte aurait aimé lui succéder, mais a préféré s’en retourner en Angleterre, pour sa fiancée.

Louve, sa fiancée, lycan. Une relation d’amour mais surtout de haine en ce moment. Elle l’a quitté il y a peu, espérant qu’il revienne la conquérir de suite. Son vœu a d’ailleurs été exaucé, voilà Calixte faisant n’importe quoi, prêt à tout pour la reconquérir. Ils se connaissent depuis leur enfance, et son ensemble officiellement depuis leur adolescence.

► HISTOIRE :
•• One.
.
Le grand-père, le petit-fils, la fiancée.

Calixte se concentra, écoutant attentivement le cinquième encens qu’on lui présentait. Étais-ce le même que le troisième échantillon ? Le blond en avait l’assurance, mais quelque chose pourtant le retenait. Une seconde fois il plongea son nez dans le brûle encens, sous le regard rusé de sa fiancée. Elle avait déjà tout trouvé, il le savait. Non seulement elle pratiquait ce jeu – le genjikô- depuis bien plus longtemps que lui, mais en plus son odorat était infiniment plus fin, recelant des différences que même les plus grands ne percevraient pas. C’était une louve, et lui qu’un simple humain. Embêté par le sourire amusé de la demoiselle, l’adolescent reposa l’encens et se décida à placer quelques rectangles de bois, selon ses réponses. Le grand-père de Calixte, qui jouait avec eux, après un moment d’hésitation changea l’ordre des dominos de bois une dernière fois. L’âge commençait à lui peser. Sentir correctement était de plus en plus difficile, son nez de plus en plus souvent se laissait abuser. Les trois compères se regardèrent, assurant que tous avaient finis avant de se dévoiler les uns aux autres leurs jeux.

    GRAND-PERE_ « Yokobue. »
    CALIXTE_ « Maki Bashira. »
    LOUVE_ « Maki Bashira aussi. »


Le plus vieux regarda avec embarras les deux plus jeunes, qui avaient tournés leurs regards, amusés, vers le grisonnant homme, qui restait circonspect. Ils avaient raison, ses erreurs étaient grossières, Yokobue n’était assurément pas la bonne combinaison d’encens. Il rit, pour détendre l’atmosphère avant de secouer son épaisse chevelure grise. Il n’avait plus rien à leur apprendre ! Et tant mieux, d’ailleurs. Louve, minutieuse, commença à ranger le jeu, bientôt étais-ce l’heure de manger. Il faisait frais en ce début d’automne, et Calixte frissonnait sous son léger kimono. Sentant cela comme si elle était reliée à lui par la pensée, elle se leva, saisissant le plateau où étaient rangés encens et bout de bois, disant quelle allait ranger ceci et omettant de préciser qu’elle allait par la même occasion chercher une veste pour son adoré. Le vieillard la regarda s’éloigner, avant de se retourner vers son petit fils, qui observait avec une attention feinte sa tasse de thé fumant. Il savait ce qu’allait lui proposer son grand-père. Le savait, mais allait refuser.

    GRAND-PÈRE_ « Refuses-tu toujours d’être l’héritier du clan ? »
    CALIXTE_ « Hee, grand-père. »


Son regard restait baissé sur la tasse de thé, alors qu’il sentait sa température monter. Il n’avait pas même de lien de sang avec celui qu’il appelait grand-père. Sa mère avait divorcée très tôt de son père biologique, pour se remarier avec le fils aîné de celui qui était assis devant lui. Une famille de yakuzas, dans laquelle Calixte, étrangement, s’était bien intégré malgré son statut d’étranger. Il était japonais, cela depuis ses cinq ans, bien qu’un an sur deux, il s’en aille en Angleterre, auprès de son père. C’est d’ailleurs là-bas qu’il l’avait rencontrée, sa louve. Son père était un étrange individu, vivant au milieu d’êtres étranges. Bien que Calixte respectait le secret de sa belle, cela ne l’avait pas surpris que d’apprendre, alors qu’il avait onze ans, sa nature violente et bestiale. Il en avait vu d’autres. Mais de plus jolie, jamais. Pour la séduire, cela avait été difficile, mais à force de persévérance, Calixte avait charmé la sauvageonne. Et lui aussi avait été charmé, tiens. Louve, la seule personne pouvant le regarder droit dans les yeux sans qu’il ne lui saute à la gorge. Le silence se prolongeait, Calixte sentait qu’il devait des explications, mais rien ne sortait. C’est qu’il ne voulait pas voler la place de Masayuki, son cousin, le plus digne d’être le prochain Oyabun, et tant d’autres choses encore. Calixte, dans un élan de peur mêlée à la gêne, s’inclina front sur le sol devant son grand-père, disparaissant derrière la table basse, en guise d’excuse et de remerciement.

    CALIXTE_ « Je ne suis pas même japonais. »
    GRAND-PÈRE_ « Et tu désires vivre auprès de Louve. »
    CALIXTE_ « …Hee. »


Ainsi donc, il savait qu’elle ne voulait pour rien au monde quitter sa vie en Angleterre. Les avait-il entendu se disputer, hier soir ? Il lui avait proposé de s’installer avec lui au Japon, de vivre au sein du dojo, mais louve avait refusé catégoriquement, prétextant qu’elle aussi avait un clan, une meute, qu’elle ne pouvait abandonner, et que déjà être avec lui, un humain était une sorte de traîtrise. Ces mots l’avaient tant choqué, blessé qu’il avait accepté sans broncher que de retourner en Angleterre pour de bon, une fois sa majorité atteinte. En entendant les pas de sa séduisante mégère, Calixte se redressa. Elle tenait dans ses bras l’haori préféré du blond, une veste claire se mariant parfaitement avec les kimonos souvent blancs du jeune homme, bien que tout le monde soit d’accord pour dire que le noir était la couleur qui lui allait le mieux. Il l’enfila, la remerciant d’un signe de tête. A peine l’eut-il enfilé que la louve vint se blottir contre lui, posant sa gracieuse tête sur les cuisses du blond, qui toutefois resta de glace, comme à son habitude. D’un regard de biais il saisit l’expression de son grand-père. Il souriait. Peut-être trouvait-il que Calixte avait raison, que de préférer suivre cette superbe demoiselle que de prendre la relève. Ils s’aimaient passionnément. Ou pas du tout. Calixte était majeur dans trois mois. Dans trois mois, il s’en retournerait en Angleterre. Vingt et un an, déjà. Le temps passe trop vite.

•• Two.
.
Le père, le directeur, l'agressé, le petit-fils, la fiancée.

Calixte s’étira, bailla et se souvent avec douleur du bleu qu’il avait sur le nez, après s’être battu en pleine rue. Calixte aurait fait un parfait spartiate ou joueur de pancrace grec. La seule règle qu’il connaissait, c’était gagner, et tous les coups étaient permis. Sauf contre sa louve, qui elle connaissait bien son point faible. Il suffisait de le frapper à la gorge et le lutteur s’immobilisait, souffle coupé. C’est qu’il a le cou fin, délicat. Calixte observa ses mains, bandées soigneusement. Le blanc du pansement se colorait de sang et de pus, collant à sa peau, ce qui lui tira une grimace horrifiée. Frapper avec les mains, cela fait mal, cela blesse. Souvent, les gens oublient cela. Il fut tiré de ses pensées en entendant le pas lourd de son père. La porte s’ouvrit à la volée, faisant apparaître un haut homme, aussi blond que son fils mais d’une stature bien plus imposante. Toutefois, il était largement moins doué au combat que son rejeton, et si la bagarre éclatait, l’issue joyeuse que connaîtrait Calixte ne faisait pas de doute. A moins que le paternel ne se décide à prendre forme de bête poilue et griffue. Là, Calixte l’ouvrirait moins grande, sa gueule.

    PÈRE_ « MAIS TES COMPLÈTEMENT MALADE, PAUVRE CON ! »


Calixte sursauta. Il s’attendait à se faire gueuler dessus en bonne et due forme, mais pas que son père use de tels mots ! Lui qui avait toujours été fier de la capacité physique de son fiston lui reprochait à présent de se battre ? Et vlan, une gifle en plein dans le mille. Juste la tête de Calixte avait tourné, le reste de son corps, solide, étant resté droit comme la justice. Louve arriva derrière, alerté par ces cris et tout le ramdam. Sa présence et son regard inquisiteur suffirent à faire redescendre le paternel sur terre, rougeaud, essoufflé.

    PÈRE_ « Tu aurais pu te faire tuer, mon fils. Le gars avec qui tu t’es fritté, c’est un de mes supérieurs. J’peux te dire que chuis pas fier. »


Un coup dans la porte, et il s’en retourna vers le salon, son lieu de prédilection. Calixte resta bêtement assis sur son lit, son regard s’étant replongé vers ses mains. Il était ici que depuis peu de temps, et tout ce qui se passait ici le rendait fou. Il y avait trop de magie, trop d’étrangetés. Ça lui mettait les nerfs en boule, le rendait plus violent qu’il ne l’était déjà et Louve ne comprenait pas, elle pourtant si proche de lui. Elle le pensait plus fort. Oui, elle était un peu déçue. Sans une seule parole, elle attrapa les mains de Calixte et ôta les bandages sans aucune douceur, arrachant presque la peau purulente collée au bandage, signalant de cette sobre façon à Calixte qu’elle n’était pas contente elle non plus. Puis elle osa deux nouveaux bandages sur le lit, et s’en alla, faisant claquer ses talons hauts sur le parquet de bois. Le lendemain, Calixte devait se présenter face aux supérieurs de son père. Devant le directoire. Le père de Calixte était un élément étrange de cette organisation. Ses préoccupations étaient de préserver de bons liens entre le Directoire et les lycans, dont il faisait partie. Calixte s’était habillé tout de noir, tentant de maîtriser les tremblements dont il était victime alors que son paternel se rongeait les ongles en grognant. Tous deux se ressemblaient vraiment beaucoup, et quand on les fit entrer dans le bureau du supérieur, ce dernier eut une mine quelque peu surprise.

    SUPÉRIEUR_ « On m’a dit que votre fils vous ressemblait, mais pas que vous étiez des clones ! »


Calixte repéra vite, assis sur une chaise, face au bureau, celui qu’il avait agressé. Ce dernier n’avait plus aucune plaie, faisant comprendre à Calixte qu’il n’était pas humain, et que si un tiers ne s’était pas opposé entre les deux Calixte aurait, une fois n’est pas coutume, peut-être perdu. L’individu, hautain, chercha le regard foncé du blondinet, qui se mit à grogner jusqu’à ce que son père rabatte sur son regard mauvais la casquette militaire qu’il portait alors sur son crâne.

    PÈRE_ « Voyez, mon fils est quelque peu bagarreur. » Il se tourna vers l’agressé. « Je m’excuse pour lui et vous demande pardon. »


L’homme se contenta de lever deux doigts, signalant que c’était du passé. La main forte du paternel força Calixte à se courber, en appuyant sur sa tête une nouvelle fois, et comme pour se rassurer, le lycan blond y laissa sa patte, caressant le tissu de la casquette. D’un geste oublié, Calixte happa un pan de la veste de son père. C’était la première fois qu’il venait ici, et redoutait ce qu’on pouvait lui faire. Le supérieur, après avoir soufflé, demanda au père et à l’agressé de le laisser en tête à tête avec Calixte.

    SUPÉRIEUR_ « Du sang de loup dans les veines d’un homme… Regarde-moi un peu, dis. »
    CALIXTE_ « Non. »
    SUPÉRIEUR_ « Non ? »
    CALIXTE_ « Je risque d’encore m’emporter. »
    SUPÉRIEUR_ « Eh bien, emporte-toi. »


Devant une parole si déconcertante, l’humain releva la tête, et croisa une paire d’yeux. Pourtant, rien ne se passa. Il n’eut pas envie de lui sauter à la gorge pour lui arracher la vie. Son sang se contenta de faire un rapide tour sous la surprise, et Calixte resta inerte, sans comprendre. Quelque chose de bizarre. Le supérieur le regardait, à demi amusé. Il brisa le contact physique, saisit une feuille et gribouilla dessus quelques mots, avant de reprendre la parole, l’adolescent restant muet comme une tombe.

    SUPÉRIEUR_ « On ne peut pas te laisser courir les rues de ce village ainsi, tu es dangereux. Comme on ne peut te laisser t’en aller. Tu en connais beaucoup à propos de ce lieu et je crains que ton sang ne te fasse faire des bêtises ailleurs qu’au sein de ce village. De choix s’offrent à nous. Te tuer, ou t’intégrer au sein du directoire. Que préfères-tu ? »
    CALIXTE_ « Aheu ? »


Surprise, quand tu nous tiens. Des yeux ronds comme ceux d’un merlan frit. Sa pomme d’Adam fit plusieurs allers retours, avant qu’il ne hoche de la tête, incapable du moindre son. C’est que malgré ses grands airs, il n’en restait pas moins quelqu’un d’assez fragile sur le plan du caractère et que chaque changement brusque ou stress pouvait le faire défaillir. Le supérieur ria, le voyant dans tous ses états et s’amusa alors un peu, lui demandant s’il hochait la tête pour qu’on le tue ou qu’on l’adopte au sein du directoire. Calixte dû finalement ouvrir la bouche, signalant qu’il préférait être membre du directoire plutôt que mourir.

•• Three.
.
Le petit-fils, la fiancée.

Voilà un peu plus de deux ans que Calixte travaillait au sein du directoire. Bien qu’on l’ait formé au combat –mais franchement, il n’en avait pas grand besoin- sa vie se résumait à être enfermé au sein du bureau pour taper et corriger les fautes dans divers rapports et plaintes. Et là, il devait annoncer à sa louve adorée qu’il n’avait pas réussi à avoir son lendemain. Pas même le matin. Trois fois par mois minimum, les deux sortaient en amoureux, et se soir était l’anniversaire de la louve. Calixte avait pensé l’emmener danser, sortir son costume, mettre une cravate et ses beaux souliers. Il avait acheté une splendide robe à sa beauté, laissant nu son dos entier. Mais ils ne pourraient pas. Pourtant, Calixte avait espéré, espéré. Qu’allait-il lui dire ? Espérant se faire pardonner, il avait acheté en plus de la robe une paire de boucles d’oreille et un bouquet de lys. Vingt-deux heures, la clef tourna dans la serrure et la demoiselle, rayonnante comme à son habitude, vêtue comme une diva avança d’un pas sensuel vers sa proie. Il avait bien dix centimètres de moins qu’elle quand elle enfilait ses échasses, mais elle aimait ça, avoir plein pouvoir, être dominante, le soumettre.

    CALIXTE_ « Trente ans, déjà ! »
    LOUVE_ « Tu me fais pitié, avec tes vingt-quatre balais. Alors on va où ce soir, trésor ? »
    CALIXTE_ « J’avais pensé rester à la maison… »
    LOUVE_ « Hein ? »


Calixte prit dans ses mains celles de la sublime, les baisant avec assiduité, désolé de ce qu’il avait à dire. C’était la première fois que cela lui arrivait, et le damoiseau savait à quel point sa fiancée détestait avoir l’impression qu’on l’abandonnait. Elle voulait être l’unique, celle à qui il doit tout et pour qui il fait tout. Elle aurait pu devenir la femme d’un lycan alpha avec son charme vénusien, ses formes exquise, sont tempérament explosif, son rire coquin et sa peau si douce. D’un ton de voix mal assuré, Calixte avoua.

    CALIXTE_ « Je n’ai pas réussi à avoir mon lendemain, et je commence tôt. »


Comme d’habitude, depuis qu’il travaillait au Directoire. Peut-être aurait-il préféré la mort, finalement. La terrible prit une moue déçue, retirant vivement ses mains de celles de Calixte. Il n’avait plus de temps pour elle et mademoiselle n’aimait pas ça. Ils auraient dû se marier il y a déjà deux ans, mais lui n’avait encore jamais trouvé le temps. A croire qu’il aimait plus son boulot qu’elle. Et ça, ça ne lui plaisait pas. C’est comme si vous étiez un anarchiste, et votre aimé un CRS. Vous voyez la contradiction ? Elle aimant la liberté, le fait de ne jamais rien prévoir… ce qui l’avait tant séduit chez Calixte ! Et à présent, le voilà représentant l’ordre et se pliant à des lois absurdes ? Sans un mot, retenant ses larmes, des larmes de déception, elle se dirigea vers la cuisine, ôtant ses talons au passage pour les jeter rageusement dans l’entrée. A ce rythme-là, elle allait finir en vieille ménagère, à fantasmer devant de vieux feuilletons à l’eau de rose ! Voilà des jours qu’il n’avait pas tenté de la caresser. Un baiser de temps en temps, c’est tout ! En un grand fracas de casserole elle s’attela au repas du soir, et au moment de déposer ses ustensiles sur la table, vit le bouquet et le petit paquet que Calixte avait soigneusement déposé. Elle huma la douce odeur des fleurs, et curieuse ouvrit le paquet, dévoilant à son regard les deux merveilleuses breloques. Elles avaient la forme de larmes. C’en était trop. Revenant en courant vers Calixte, qui se morfondait sur le canapé, elle les jeta à ses pieds avant d’ôter sa bague de fiançailles et de faire pareil avec. Et sans un mot, remit ses talons, remit sa veste et sortit. Dans la nuit, elle le trompa, et revint le lendemain matin, provocante, l’odeur d’un autre sur son corps. Son cadeau fut de voir le regard de Calixte, plein de haine et de compréhension.

    LOUVE_ « Oh, si tu savais quelle nuit agréable j’ai passée… Sur tout mon corps il a baladé ses mains avides… » Elle mima ses dires, passant sur tout son corps, en des gestes presque obscènes ses mains, accrochant le regard de son dévoué, qui tremblait de rage. « Il a relevé ma robe et… » Elle passa ses doigts sous le tissu de sa culotte, et la réaction de Calixte ne se fit pas attendre.


Il envoya valser la table qui se trouvait sur son chemin, lui ordonnant en un cri d’arrêter. Louve se mit à rire, l’attrapant par la nuque pour coller son front contre le sien, prenant tout à coup un air sévère. Elle lui montra sa main, sa main où normalement devrait se trouver sa bague de fiançailles.

    LOUVE_ « C’est fini, chéri. Trouve-toi une autre cruche, ou alors redevient celui d’avant. »


Le bagarreur ne respectant que ses lois, l’homme qui se foutait de tout, celui qui se fichait de qui était qui, celui qui était libre, qui était son amant sauvage, celui qui valait plus qu’un lycan, celui qui savait la faire frissonner de mille manières, celui qui aurait tout fait pour elle, celui qui lui avait offert son cœur, son âme, son corps, celui qui la gâtait tant, qui n’avait aucun souci… La demoiselle l’embrassa et s’effaça, le laissant de nouveau seul, encore abasourdi d’horreurs. Calixte devait la reconquérir. Elle n’attendait que ça. Mais pour que cela marche, il devait abandonner ce que le Directoire lui avait enseigné. Il changea. Redevint plus sombre, recommença à poser quelques problèmes au Directoire. Passa au conseil de discipline, fut rétrogradé, menacé… Mais rien à foutre, il savait ce qu’il faisait. Il devint véreux, oui. Pour une femme qui n’aime que les mauvais garçons, il devint mauvais garçon.
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