Shadly Hollow
Bonjour à tous. <br><br>Le forum ayant subit un coup des plus dur suite au départ de nombreux membres –disposant entre autre de postes importants, Shadly Hollow refait peau neuve. Nous comptons repartir de zéro, en modifiant un peu le contexte pour le rendre plus actuel. L’opération prendra un peu de temps, mais si vous souhaitez continuer l’aventure en notre compagnie, envoyez un mail à l’adresse suivante : toxiic-sicilian@hotmail.fr En précisant votre pseudo dans l’invitation. Il est fort probable que vous ayez à mettre à jour votre personnage, tout comme nous mettrons les nôtre à jour, mais ce n’est pas une certitude. <br><br>A bientôt sur Shadly Hollow =)<br>Asher & Natasia.



 
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 Roxanne Mayfair [100%]

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MessageSujet: Roxanne Mayfair [100%]   Dim 14 Mar - 18:22

Roxanne Mayfair
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Maggie Grace ­­­­─ ­­©Obsession27 



    • • « – Can I see your identity card, please ? ; »
    .

    ► ÂGE PHYSIQUE : vingt cinq ans
    ► ÂGE RÉEL :cent vingt six
    ► DATE & LIEU DE NAISSANCE :Le 3 février 1884 à Leningrad, Russie
    ► NATIONALITE/ORIGINE : Origine russe, nationalités multiples, actuellement anglaise.
    ► RACE : vampire noble de par son créateur
    ► LIEU DE RESIDENCE :  une demeure à Soho, vous savez, là ou « ça craint » ?
    ► RANG DANS LA SOCIETE : Noble
    ► PROFESSION : Facultatif. Tueuse ? Traqueuse? Stratège, meneuse d'homme ? Il n'y a pas de mot pour ce qui se fait dans l'ombre...Mais officiellement elle est médecin.

    • • «   – I want know your real identity, darling ! ; »
    .


    ► VOTRE PSEUDO/PRENOM : En dehors du forum ; surnom ou autre. Niana
    ► VOTRE AGE :  attends je compte !
    ► COMMENT AVEZ-VOUS CONNU SH ? :  en fouillant sur la toile =)
    ► QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM ? : A propos du design, du contexte, de l'organisation, etc. Des remarques à faire ? Des intrigues, des complots, des relations malsaines, j'aime !
    ► CODE DU REGLEMENT :
    Spoiler:
     
    ► CELEBRITE SUR L'AVATAR :  Maggie Grace
    ► TAUX DE PRESENCE :  élevé
    ► AUTRE CHOSE A DIRE ? :  tu veux devenir ma pomme ?



• • « [size=15]– Tell me a story ;  »
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Les yeux sont-il le reflet de l'âme ? Ne plongez pas votre regard dans le mien alors. Car mes yeux sont noirs. L'iris ne se distinguant qu'à peine de la pupille...c'est ainsi que voulez vous. Cela signifierait-il donc que je n'ai pas d'âme ? Voyons ne soyez pas ridicule. Je suis peut être morte, mais tout de même. Que l'on se comprenne bien, je ne crois plus ni en Dieu ni à l'enfer ou au paradis. Quoi que tout est relatif. Cela dépend de la conception de chacun de l'enfer bien sûr. Ce n'est qu'un mot, et pourtant il vous fait frissonner. Ce n'est pas le froid de ma peau, ni mon regard étrange, c'est ce mot, sa consonance. Je ferme les yeux, et le redis à voix basse, à peine un souffle, presque un gémissement...enfer...et puis je ris, rejetant mes mèches blondes en arrière.

L'enfer j'y ai vécu. J'ai été une actrice de l'immense mascarade humaine qu'ont été les deux guerres mondiales. A différents endroits, côtés, et dans différents rôles. J'ai été à la fois une pitoyable victime, tentant vainement de survivre, et aussi l'une de ses armes assoiffée de sang et de mort...J'ai été mère et fille, amante et épouse, infirmière et bourreau...j'ai pleuré, j'ai ris, j'ai tué, j'ai vécut...

[i]Mon histoire à le goût du sang, l'odeur des larmes, et l'oppressant de l'oublie. Oublier c'est disparaître...Est-ce pour cela que je veux l'oublier ? Pour qu'il disparaisse ? Un baiser pour l'éternité...Mon ange, je serais à jamais ton poison...ton seul point faible, ta tentation, ton péché...ton interdit et ta possession.

Toujours là ? Eh bien mes mots doivent moins être porteurs de ma folie que mon regard...Non ne détournez pas les yeux, continuez...vous qui voulez connaître l'enfer, et le paradis. Je l'appelle Nirvana pour ma part, et vous ? Vous savez le plaisir à son apocalypse, de deux corps liés dans la fureur passionnelle...dépendance. Soumission, domination...destruction. Aimer au point de se détruire. J'ai encore ta violence en moi, alors que j'ai tout oublié de ce que tu étais. Tes mains sur moi, le poids de ton corps, ton odeur, j'ai oublié ta façon de me regarder de me prendre avec rage quand je te rendais jaloux...Car tant d'autres ont laissé leurs marques sur moi, leurs odeurs, tous ont voulus me posséder, aucun n'y est parvenu...

Vingt-cinq années. Ce n'est rien. A peine quelques ricochets sur la surface miroitante d'une étendue d'eau...A échelle immortelle c'est un soupir. Mais pour moi ça a été toute ma vie humaine. Comme un autre monde. Quand je me regarde aujourd'hui dans le miroir, je vois celle que je suis maintenant, mais aussi celle que j'ai été, son opposé. Certains d'entre nous ne changent pas du tout de personnalité lorsqu'ils changent de monde, moi si. Et ce radicalement. Mon image dans l'eau est trouble, changeante, comme je le suis. Je plonge le bout de mes doigts dans la surface mouvante, froide, insaisissable...

Toutes ces années n'ont que peu d'intérêt, à vrai dire je les méprise, comme je méprise la faiblesse ou la lâcheté. J'étais une créature frêle, et faible, dénuée de tout pouvoir, et ce même sur sa propre vie, j'étais naturellement soumise, et ne pensait qu'aux autres. Imaginez un peu ! Allez je vais vous peindre ce triste tableau, d'un navrant pathétique. La Russie, la belle Leningrad, ville fleurie, aux grand bâtiments administratifs, corporations et marchés de nourritures. C'était une ville vivante avant. Avant quoi ? Avant la guerre bien sûr...avant ce 22 janvier 1905 notamment. La seule date que j'incorporerais à mon récit car c'est ce jour là ou tout à basculé. J'avais alors juste vingt et un ans. Pour ceux qui ne l'ont pas vécu, ce n'est qu'une date évidemment. Parmi tant d'autres, dans cette Histoire que nous connaissons tous plus ou moins.

Pour la Russie c'est une date sanglante, révolution de la populace contre son tsar. Ce dimanche mon père et mon mari parmi tout une foule grouillante, la rage au coeur sont allés porter une supplique à celui qui nous opprimait. Comme ma mère, et ma soeur je n'avais qu'à trembler dans notre petit appartement. Face à notre petite fenêtre je patientais, refusant toute nourriture ou tout réconfort.
Depuis trois ans que j'étais mariée c'était la première fois que je m'étais opposé à lui. Nikolaï était un homme tendre, et doux, d'humeur égale avec qui je n'avais guère de conflits. Je lui faisais confiance et je me remettais à lui pour tout. Mais dans ma naïveté j'ai pensé que ses sentiments pour moi seraient assez forts pour qu'il suive une simple impression. Depuis plusieurs jours j'en étais malade. Irina et Katarina respectivement ma mère et ma petite soeur se moquait de moi, pinçant les bras et les jambes potelés de mon bébé pour que mon attention soit centrée sur ces vagissements.

-Anouschka, arrêtes donc de te faire du souci, la place des hommes est là. Ils reviendront, fiers de s'être battus pour nous !

Je souriais en berçant mon fils mais aucune tâche ne me détourna de mon inquiétude.
Ils revinrent oui...mais mon père presque inconscient, porté par mon mari qui avait perdu un bras dans un combat. Un soldat estropié...Je posais Isaak dans son lit et s'ensuivit un cafouillis de mouvement, les yeux embués de larmes, les mains tremblantes sous les hurlements hystériques de ma mère. Du sang, il y en avait partout, ils en étaient couverts, ils baignaient dedans. L'hémorragie ne semblait pas vouloir se tarir. Je ne sais pas combien de temps je restais prostrée à même le sol après que des services d'urgence soit venus chercher les deux hommes.

Aujourd'hui ce genre de scène me ravit à un point...je trouve ça délectable, la détresse, les familles brisées, la douleur...Et tout ce sang ah quel festin. Mais a ce moment là je n'étais que humaine. Incapable de voir, de sentir, ou même de vivre. La moindre contrariété, le moindre problème m'angoissait, et ne travaillant pas j'avais tout le temps de me rendre folle pour vraiment pas grand chose. Mais je ne servais à rien d'autre..Élever Isaac, effectuer les tâches de la maison.
Et puis mon père décéda à l'hôpital. Je ne me souvins plus après d'avoir vu ma mère autrement que brisée, en pleurs, ou nous hurlant après. Le chagrin l'a rendue folle, moi aussi d'une certaine façon...
Nikolaï survit; mais il fut amputé et un soldat avec un bras manquant ne sert à rien même hors d'une guerre. Il dut rester dans le petit espace confiné qu'était notre appartement à tous. Au début il souffrait trop. Il gémissait plus que mon bébé qui lui grandissait. Il fut mon équilibre, ma joie.

Les semaines passant on pensa à aller réclamer sa solde, même si c'était la dernière, ce serait toujours ça. Les petits salaires de couturières des deux autres femmes, ne suffisaient qu'à peine à nous nourrir, et nous vêtir correctement. Je mis un soin particulier à ma tenue, sous l'insistance de Katya.

-Anya, délestes toi de cette robe de coton, il te faut être belle !

-Mais pourquoi, je ne vais pas à un bal, mais à une caserne !

-Justement, idiote, il y aura beaucoup de militaires, dont des chefs, si tu veux qu'ils te prêtent attention, il te faut être attrayante.

Je fronçais les sourcils et d'un geste las écartais les robes qu'elle me présentait.

-Katya n'essaie même pas. J'aime Nikolaï et je ne le tromperais pas, je ne tiens pas à devenir une pute à soldats.


Ma voix avait monté en son alors que des larmes me venaient aux yeux, ainsi même ma propre petite soeur avait compris ? Combien je souffrais de voir mon mari devenir une loque, boire à longueur de journée...ma mère pleurer, jusqu'à nous oublier ? Nikolaï ne me regardait même plus. Je croyais que notre amour platonique me suffisait, quelle imbécile. J'aurais pu me laisser mourir aussi, surement. Ce n'était pas la guerre, et rien ne me paraissait plus horrible que la destruction de mon cocon familiale.
Katya eu raison de moi, et refusa malgré tout mes efforts de m'accompagner. Mes longs cheveux blonds remontés en une queue de cheval, vêtue d'une robe blanche à fleurs bleus toute simple je me trouvais habillée comme en un jour de fête. Isaac calé sur ma hanche et me voilà partit à travers les rues de Leningrad. J'arrivais rapidement à la caserne. Mais je crois que sans lui je n'aurais jamais eu gain de cause. Ou alors à moitié, la vue de mon fils n'atteignant pas ces hommes qui s'entraînaient à ôter la vie et sont totalement insensibles au fait de la donner. C'est pourtant un combat...Mais soumise je baissais la tête sous leurs regards cuisants, et leurs remarques déplaisantes.

Je repartais les mains vides. Mais achetais avec les quelques pièces qui me restait d'une course précédente du pain. C'était avant le rationnement, avant qu'il n'y ai plus rien, au point que l'on mange de la sciure. Là ou je ne voyais qu'un maigre repas, plus tard j'aurais chéris le souvenir d'un festin si j'avais encore été humaine.

La vie continua, et je pensais à me trouver du travail pour ne plus rester dans l'appartement. Mais je ne pouvais pas. Mon fils, mon mari, ma mère...tous avaient besoin de moi, et je ne pouvais pas demander à Katya de m'aider.

Petite chose qui se démène dans le vide, pétale de fleur empalée sur une épine. Crie petite souris, tu ne feras qu'attirer le chat...

Plus tard il y eut un mot sur notre porte m'enjoignant de repasser à la caserne pour obtenir réparation. Intrigué et pas méfiante pour deux sous, j'y retournais, seule dans la nuit silencieuse et angoissante de la ville endormie. Mais comme à leur habitude nul n'avait tenu à m'accompagner. Mes pas résonnaient sur le bitume étrangement, et je resserrais mon pull sur moi. Frissonnante. Je regrettais en cet instant la chaleur dérisoire de notre pièce unique. Katya devait surement s'être glissée sous les couvertures de notre lit. Avec je l'espérais mon petit garçon.
Et Nikolaï ? Buvait-il les yeux dans le vide, sous le regard fou de ma mère ? Ses images firent naître des larmes de douleur que je chassais rapidement en arrivant aux portes du poste.

Un soldat de garde m'ouvrit respectueusement la porte et me conduisit jusqu'à un bureau sobrement décoré mais avec goût. Nul doute que les soldes des gradés sont plus confortables que celles des simples soldats. Je n'eus pas à attendre longtemps, et à vrai dire, je pense qu'il m'observait depuis bien longtemps déjà..guettant le moment ou je ne saurais refuser son marché. Les vampire ont tous du avoir leur diplôme « petit diable en herbe ».

Il prit soin au début de paraître humain. Pourtant mon coeur manqua quelques battements, et mon souffle s'affola en le voyant. Je n'étais pourtant pas du genre frivole, ou sujette à de telles crises d'émotions. Mais c'était la première fois que je voyais un vampire. Qui plus est un vampire qui frôlait son deuxième millénaire d'existence...On ne peut pas dire que Vladimir, car tel a été son nom durant sa vie de général russe, a été très fair play.

En fait c'était un très mauvais joueur, il ne supportait pas de perdre...Les années n'assagissent pas oh non...Vladimir m'a contaminé avec sa possessivité, sa frivolité, et sa jalousie. Il m'a rendue indépendante, fière et libre, pour mieux m'enchaîner à lui, me donnant tout, pour me reprendre, dès lors que je faisais un pas loin de lui.

Ce qui ne m'excuse quand à ma cruauté de chat jouant avec sa proie, la lacérant avant de la dévorer, ou pas...Que voulez vous, je me lasse parfois de mes propres jeux...a défaut de meilleurs bien sûr.

D'un brun absolu, presque bleuté, ses cheveux avec insolence tombait sur son regard intense. D'un vert si lumineux, presque doré...Je me rappelais de respirer, avec toute la lourdeur de mon corps humain. Il sourit, grand seigneur, et prenant place derrière son bureau m'enjoint de m'assoir. Le charme disparut, et je me sentit simplement de trop ici. Dans ma piètre tentative d'être présentable...
Je baissais les yeux intimidée, mal à l'aise..Son regard sur moi était un poids que je ne supportais alors pas. Mais quand il parla, je trouvais la force de le regarder tant sa voix me fascinait. Il me fit la conversation j'écoutais...il me parla de la guerre prochaine, du besoin de faire des réserves...d'argent, de dîners...je ne sais pas si j'ai tout entendu, mais quelle importance, j'étais fasciné par sa bouche, par ses faussetes...Je lui souriais, et le remerciai alors qu'il me raccompagnait en me donnant l'enveloppe correspondant à la solde de Nikolaï. Le nom de mon mari aurait du me sortir de ma torpeur, mais non...je ne repoussais pas Vladimir quand il s'empara de mon bras, ni quand au bout de quelques instants il me proposa de se revoir.

Ce salaud a usé de son hypnose et de son charme vampirique, ajoutez à cela sa voix envoutante et ses sourires à milles carats ! Franchement abuser ainsi d'une femme dans le besoin, c'est vraiment petit !

Les semaines passèrent à la fois lentes et trop rapides. Comprenez par là que je soignais toujours ma mère hystérique, que mon mari se bourrait toujours la gueule comme un trou, et pourrissait à vue d'oeil, que mon gosse grandissait, gagnant en malice et en intrépidité, me suivant partout, et que ma soeur...eh bien elle se plaignait.

Je revis Vladimir, si au début ce n'était que des rendez vous espacés, courtois et amicaux tout bascula un soir. Quand je le rejoignais, il était agité, curieusement énervé, et c'est avec une violence qui jusque là n'avait jamais eu court, qu'il saisit ma taille, me collant contre lui. Surprise, apeurée, je m'agitais faiblement, ne faisant en fait que nous rapprocher encore plus, ma robe fine n'étant qu'une barrière trop mince que son uniforme ne renforçait guère. Il plongea son visage dans mes cheveux, respirant par saccades et murmura d'une voix rauque, d'une lascivité telle que je m'immobilisais, les mains sur son torse.

-Anya, Anouschka, si tu savais comme il est dur de résister...comme je te veux...

En ce temps reculé, une autre vie vous dis-je, je n'avais jamais été désirée par un autre homme que mon mari, et son désir si puissant, me troubla tant il était palpable...Il embrassa mon cou, lécha mon épaule, et je fermais les yeux, déjà à lui. Ma plus belle erreur, la première étape vers ma damnation. Je le laissais dénuder mon épaule, ma poitrine, frémissante, mais étrangement gênée...Sentiment vite effacé par mon désir brulant d'une violence qui se ressentit dans tout nos gestes. Ce fut violent, sauvage presque, d'une intensité qui me fit monter les larmes aux yeux. Il me mordit quand nous atteignîmes l'orgasme, mêlant douleur et plaisir...

-Jamais on ne m'a regardé comme toi...comme si j'étais...

Je brassais l'air d'un geste impatient et me mordillant l'oreille il répliqua que j'étais magnifique...Je m'empourprais certainement. Blottie contre lui.

Si faible, si inconsciente...je n'émergeais que lorsqu'il me déposa chez moi, avec un dernier baiser qui avait curieusement le goût du sang...Troublé je fus assaillit par les remords, quand tous inquiets me demandèrent la raison de mon absence, prétextant qu'il n'avaient pas mangeé que Isaac pleurait...Débordé, angoissée de les avoir abandonné, je m'affairais, tachant d'effacer cette nuit...Son odeur si virile, son regard fiévreux.

Pourtant même le rire de mon fils ne put surmonter ce besoin de le retrouver à peine quitté. Besoin presque douloureux, tant tout son être me manquait...Il m'apprit le manque, et la haine...savourant certainement mon supplice. Les semaines s'ensuivirent rythmés par les journées fades et par mes nuits avec lui...il m'expliqua vite sa nature et me demanda d'être sa pomme de sang. Je lui offrais mon cou avec délice, si fragile dans ses mains...Poupée de verre, poupée, de sang...
Ma-t-il brisé ? Oui après m'avoir façonné...

Je devins rapidement dépendante de lui, et même si parfois il me faisait peur, il me faisait me sentir vivante...J'avais l'impression d'être différente, d'être importante, même quand il se comportait avec une folie sauvage. Les soldats ne s'étonnèrent plus de me voir et je bavassais même avec certains quand Vladimir n'avait pas encore émergé. J'aurais du être horrifié, ou ne pas le croire, quand il m'annonça un soir, être un vampire...mais à vrai dire ma vie étant si terne, cette fantaisie incroyable fut un vrai ravissement. Et puis il m'obsédait, trouver une raison à cela atténuait mon trouble. Étant Général il ne se mêlait guère aux soldats qui donc n'était pas surpris de ne le voir qu'en de rares occasions nocturnes.

Il faut dire que son bureau il était bien aussi. Personnellement j'aurais bien fait secrétaire pour lui. Il paraît que les tailleurs me vont bien ?

Je remarquai un soir alors que j'avais tardé à le rejoindre, qu'il se montrait presque agressif. Alors que je le questionnais il m'embrassa avec force, et s'acharna à laisser ses marques partout sur moi. Je ne posais pas de question, prenant tout ce qu'il me donnait.

Imaginez la scène la petite blonde qui revient chez elle comme une shtroumph. Presque la bouche en coeur ! Je respirais l'envie de vivre, alors que ma mère refusait de s'alimenter, et que mon mari...eh bien, disons que Nikolaï n'était guère plus qu'une épave. Ce soir là il devait avoir épuisé le stock de vodka que Vladimir lui fournissait joyeusement, car ce fut une bouteille vide qui se brisa sur ma tempe alors que je me penchais pour l'embrasser. La douleur explosa dans mon crâne et je vacillais du sang goutant sur mes doigts. Katya hurla, Nikolaï hurla, mais par dessus tout c'était les cris de Isaac que j'entendais. Emprisonné dans le bras unique de son père, je titubais jusqu'à lui, et me reçut de nouveau une gifle.

-Traînée, putain !

Ma soeur essaya d'attraper le petit entre nous, et me défendit véhémente.

-Nikolaï, comment oses tu traiter ainsi ta femme !

-Regarde là, avec ses vêtements neufs, et ses sourires ! Elle fait la pute à soldats !


J'éclatais en sanglot lorsque ma mère se mit aussi à m'insulter, et ramassé au sol je ne bougeais plus sous les coups de pied de l'homme que j'avais choisis d'épouser.
Des toutes petites mains, se posèrent sur mon dos, et je croisais les yeux bleus de mon fils. Je l'enlevais dans mes bras, et le serrait fort, le berçant le reste de la nuit. J'eus un sursaut de crainte quand Nikolaï se glissa dans le lit avec moi, ma mère et ma soeur occupant le canapé. Mais ce soir là il ne me toucha plus, pourtant son moignon fit naître en moi un tel dégoût que je me répugnais moi-même. Je n'allais plus voir Vladimir. Je sortais le jour, pour faire les courses, et quand je ne supportais plus les hurlements, ou les gémissements des deux alités, je grimpais sur le toit, contemplant les nuages.

Mais je n'avais pas soupçonné la possessivité d'un vampire pour sa pomme, sa soif...sa folie...comment aurais-je pu ? Moi qui le voyait comme un conte ? Vladimir débarqua un soir furieux, et inquiet, bien qu'il resta polie devant ma famille étrangement calme.

-Demain soir dans mon bureau Anya, sinon je viens te chercher...

Son regard...il me fit peur. Tant il avait d'emprise sur moi. Sa colère m'empêcha de répondre, et je baissais les yeux. La jalousie de Vladimir aurait causé leur perte, mais là ce fut le summum...
Dans la journée profitant de l'absence des deux autres femmes, Nikolaï me demanda si je le désirais encore. La gorge nouée je ne répondais pas, évitant son regard, évitant sa main tendue. Mal m'en prit...Humilié par sa blessure, fou de douleur, délaissé...la frustration accumulé lui fit faire ce que jamais il n'aurait fait auparavant...il me plaqua sur notre matelas, de tout son poids, m'arrachant mes habits, sourds à mes protestations, me meurtrissant avant de me prendre et de me laisser brisé, une fois son désir de domination exercée. Je ne comprenais pas, je ne pouvais imaginer une telle chose...

Vraiment ça aurait été d'un criminel de me laisser humaine.

Katya comprit tout de suite, quand elle ramena ma mère et mon fils de leur promenade, mais ne dit rien alors qu'elle m'aidait à préparer le dîner. Puis une fois tous couchés, je m'échappais, essayant de me remémorer des jours simples, des jours sans tensions...

Après tout se passa trop vite. Vladimir était calme, trop calme...me voyant arriver, il me repoussa, et je devinais à ses mimiques qu'il me sentait, il me détailla, de bas en haut, touchant ma blessure à la tête, frôlant les propres bleus qu'il m'avait infligé. Son regard affamé se fit soudainement plus tendre, et embrassant mes lèvres puis mon front il murmura.

-Pardon mon amour, mais tu n'es qu'à moi...

Et il me mordit. Mais avec bien plus de force que habituellement, et très vite je commençais à me sentir faiblir, mon corps me paraissant aussi froid que lui...Je perdis connaissance alors que la douleur vicieuse menaçait de me faire hurler. Je ne me souviens plus de rien après. A part la douleur, de mon crâne jusqu'à la pointe de mes pieds, comme des lames chauffés à blancs me transperçant, des milliers de crocs dévorant ma chair, me réduisant en lambeaux...La douleur fit naître la colère, la haine, et c'est peut être ce qui me fit émerger, cette haine née de la douleur. Quand je me réveillais pas une fibre de mon corps ne m'était pas douloureuse, mourir est peut être douloureux, mais renaître est une vraie torture. Le poison c'est vraiment un truc de sado-maso.

Toujours est-il que j'avais faim, une faim dévorante et agressive. Un besoin de détruire, de faire mal comme j'avais souffert. Et la plus proche personne c'était lui. Il saturait tout mes sens, son odeur surtout, sang, et mort, terre mouillé...je me jetais littéralement sur lui, perçant son cou et fourrageant dans ses chairs, pour y trouver ce sang qui sentait si bon...Alors que j'y avais presque droit, il me repoussa d'un grognement rageur, et m'immobilisant souffla à mon oreille enjôleur.

-Doucement, je vais t'offrir ta première proie...

Il disparut et je ne trouvais rien d'autre à faire que de marcher, et de sentir par tout mes sens. La pièce était imprégné de son odeur, de la mienne, mais aussi de celle de ces hommes. Elle sentait le renfermé. J'entendais les soldats qui discutait dans leurs dortoirs, pourtant éloignés, et le moindre grincement éclatait dans mes oreilles avec une netteté désagréable. Il revint rapidement, mais cela me parut long, tant je sentit rapidement le sang du soldat. Il l'avait entaillé, et je léchais avec avidité la blessure, avant de planter mes canines dans sa veine, le vidant de son sang, ses gémissements formant avec les gargouillis de son fluide vital un son étrange mais pas déplaisant. Une fois le cadavre exsangue, je le lâchait avec mépris. J'étais rassasiée mais encore en colère.
M'approchant de lui, je caressais son cou du bout des doigts, léchant son sang qui zébrait sa peau, puis je me reculais et l'observais, troublée.

Soudain je compris et j'éclatais de rire méprisante.

-Tu n'es qu'un homme parmi tout les autres...Maintenant que je suis comme toi je te vois tel que tu es...tu n'es pas si fort...

Il ricana, et doucereux murmura.

-Je les ai tués Anya...tous pour avoir levé la main sur toi...ta mère d'abord, elle hurlait tellement...mais son sang n'avait pas la saveur délicate de ta soeur, presque la tienne...

Sa main caressa ma joue, et je ne bronchais pas, toute à mon indifférence qui me surprenait. Pourquoi ne ressentais-je rien ? La mort de ma famille ne me fit absolument rien...la seule question me préoccupant, étant celle de mon lieu de vie. Railleuse , frôlant sa bouche, je murmurais.

-Et tu comptes me trouver une nouvelle habitation ?

Surpris il haussa un sourcil, et répliqua.

-Ton fils aussi, je l'ai pris en dernier, son si petit cou, ses grands yeux, comme les tiens...

Mon fils, mon petit, ainsi Vladimir avait décidé de tout me prendre, pour me montrer que je n'étais qu'à lui...Très bien, qu'il en soit ainsi...tout mon esprit tourné vers ma faim, je ne mesurais pas la portée de ses mots. Et puis je crois que je suis devenue totalement insensible à partir du moment ou il m'a ôté la vie...Aucune larme, aucune rancœur même.

Le lendemain on partait tout les deux, Vladimir ayant préparé depuis longtemps une mutation pour garder tout les avantages de l'armée on partait pour la magnifique Venise, dont je m'éprenais avec autant de passion que l'amour furieux que j'éprouvais pour mon maître vampire. Il décida que nous devions changer de noms, et choisit le mien. Roxanna...

-Maintenant tu seras Roxanna, ou Roxanne, car il signifie reine...

Je riais, et l'embrassais avec fièvre, avant de répliquer taquine et provocante.

-Alors pourquoi est ce que tu tue tout mes sujets ?...ils sont pourtant, si prévenants, si soumis à tout mes désirs...

Sa mâchoire se contracta, alors que je parcourais son torse, avec mes ongles...Dans l'exquise Venise, cité des complots et du libertinage, j'enchaînais les liaisons liant sex et sang, en une fièvre mortelle. Et j'ai très vite remarqué, comme les hommes que je n'avais pas tué pour m'en resservir, avait tendance à disparaître, oups !
Mes tromperies, et ma frivolité, excitait sa jalousie, et son besoin de possession, seule chose qui lui faisait perdre son calme railleur.

Il me couvrit de bijoux, de robes magnifiques, quand je ne cherchais pas à attiser sa fureur dans les bras d'autres...Quand je revenais il se montrait parfois violent, parfois d'une tendresse frissonnante...Mais toujours il s'acharnait à me faire l'amour jusqu'à ce que nos deux corps soit épuisés, imprégnés de l'autre.

Je riais sous la pluie, une nuit ou la lune brillante, m'éclairait d'une lumière bleue...Je ne connaissais plus la peur, ni la tristesse, j'avais même oublié la douleur depuis les quelques mois que nous étions là...J'étais magnifique, d'une blondeur électrique, d'une souplesse ondoyante...La vie nocturne de l'Italie me rendit mutine, et me donna le goût du luxe et des caprices.

Vladimir devenu Dante, s'occupa de me rappeler ce qu'était la douleur...

Un soir alors que je m'étais faite câline et caressante, il prit soin de m'immobiliser, sans éveiller mes soupçons. Ce fut d'abord la croix, qu'il appliqua sur ma hanche, brûlant ma peau diaphane, et me faisant hurler de douleur. Ses crocs s'enfoncèrent dans mon cou, mais même le plaisir de la morsure, ne me détourna pas de la marque...Il lança l'objet plus loin, caressant du bout de ses doigts la cicatrice qui a jamais marquera ma chair. Je sifflais de rage, le griffant, sans que cela n'efface même son sourire.

-Ceci, ma belle Roxanna est un des rares objets pouvant nous nuire..toute croix entrant en contact avec toi t'infligera une brûlure atroce, dont ton corps ne guérira pas.

Ma hanche droite depuis à une croix inversé comme un tatouage obscène, la marque du diable...Mais il ne s'arrêta pas là, se repaissant des larmes de sang qui coulaient de mes yeux. Me murmurant combien il m'aimait...Ce fut ensuite l'eau bénite, qu'il fit couler goutte par goutte d'entre mes seins jusqu'à mon nombril, créant une ligne de points rouge. Je le détestais en cet instant, oh oui combien il me fit peur...Mais quand il arrêta, je me roulais en boule, contre son torse, embrassant ses lèvres, sa peau...

La vie reprit, et je m'assagis un temps, exquise et parfaite dans le rôle de femme de noble, lors des somptueuses soirées auxquels nous assistions. Nous virevoltions, dansons en une osmose gracieuse, d'une sensualité telle que nous en avions le goût sur la langue...

Et puis ce fut la guerre. Dante et moi prîmes en charge une unité d'élite de combattants nocturnes, envoyés en première ligne, pour des opérations de sabotages notamment. Nous nous amusions follement dans le rôle de la mort...nous nous glissions dans les tentes des commandants, hauts placés. Influencer le cours de l'histoire en tuant, ne m'a jamais dérangé pas le moins du monde...Cela m'excitait peut être aussi, de me dire que peut être un jour nous serions découverts, que nous avons influencé le conflit...

Les années passèrent, j'appris à maîtriser toutes sortes d'armes, à commander des hommes, la stratégie et autres choses utiles dans ce jeu affriolant...qui hélas se termina trop vite...J'avais depuis longtemps appris à masquer mes infidélités, sa paranoïa le rendant déjà bien assez jaloux. Il était magnifique, un masque sur le visage, des mèches folles, un sourire mutin, et sa main sur ma taille, ses lèvres dans mon cou...

On aurait pu continuer ainsi, pendant des années, des siècles entiers...Nous étions éternellement jeunes, follement beaux, riches et admis dans les cercles les plus huppés. Mais cela finit par m'ennuyer. J'étais encore jeune, et si curieuse. Lui avait déjà parcouru le monde et toutes ses merveilles, goutés à toutes ces saveurs, qu'il m'interdisait. Je devins mélancolique, l'amour de Dante, me rappelant ce passé trouble dont je ne voulais pas la réminiscence.

Tu me disais femme royale, mais ma cour n'était que des démons grimaçants. Tu m'aimais, mais tu as pris soin de briser l'harmonie parfaite de mon corps, pour t'assurer qu'à jamais on saurait que je suis à toi.

Je l'ai trahie et de la pire façon qu'il soit.

Les mains soigneusement protégée par des gants, je l'ai attaché avec des liens d'argent, endormant sa méfiance et enivrant ses sens par mes caresses...douce torture...je ne sais pas si il a deviné mes projets, si il a sentit le changement, dans mon besoin encore plus vorace de le toucher de l'aimer une dernière fois.
Puis je plongeais mes crocs dans son cou, le vidant de pratiquement tout son sang. Je ne voulais pas le tuer, simplement l'affaiblir. J'en fus pour mes frais car il me blessa aussi mais il était diminué par l'argent. Je l'abandonnai, après avoir prit quelques affaires.
Je quittais l'Italie, le beau monde, les bals, j'abandonnais tout ce qui avait été ma vie...

J'immigrais d'abord en Amérique, ou je devins médecin quelques temps. Ayant découvert un don que j'avais déjà utilisé. Je peux soigner n'importe quelle blessure, si je m'y prends à temps, accélérant le processus de guérison et parfois sauvant des vies, a défaut d'autres. Même les vampires et les lycanthropes avec leur guérison accélérés requièrent parfois mon assistance. Un membre amputé, un coup de pieu...des blessures qui mettent très longtemps à se refermer. Je sauve aussi souvent des pommes de sang, que leurs vampires ont un peu trop malmenés...et des humains...quand ils sont prêts au sacrifice nécessaire. Car il me faut prendre l'énergie d'un autre corps, et je refuse à me servir de la mienne, car cela m'amènerait à me retrouver dans un état de faim inacceptable. Un don dangereux, mais utile, je joue avec les vie, flirte avec la mort...mais qui m'en voudrait ? Je suis libertine et dominatrice, douce et violente, possessive et frivole...

Une fois que l'Amérique me lassa, je choisis l'Angleterre, pluvieuse et brumeuse, mystérieuse et recélant des secrets fascinants...Je découvris le directoire, qui à présent m'utilise comme traqueuse à quelques occasions, me fournissant cette liberté d'action nécessaire à mon mode de vie.
Soho est un quartier délicieux, brûlant et passionné, fiévreux, et sanglant...C'est là que se retrouvent des individus de toutes espèces, aux gestes d'une rapidité inquiétante, aux instincts violents...
Cette ville pulse de ces complots...entre le directoire qui fait office de police, les vampires nobles, les autres, les pommes de sang et la meute de la ville...

Londres a le goût des intrigues, et des non dits, ces pavés ruissellent de sang et de sentiments...
Et toi quel goût à tu ? Quelle est la saveur de ta peur...de ton désir ?
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Natasia M. Zaharen
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Traque & ne blesse que moi.
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▌Rang: Seconde de la meute, agent du Directoire et amante du maître de la ville...En voilà une vie bien remplie!
▌Pouvoir spécial: Dons psychiques
▌Relationship's:
MessageSujet: Re: Roxanne Mayfair [100%]   Mar 16 Mar - 20:37

    Je vois que Asher t'a un chouilla oublié Very Happy
    Donc je vais te valider!

    Bon jeu à toi miss, bon amusement Rolling Eyes
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Asher L. Blackstone
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▌Pouvoir spécial: Retour de pouvoir, je peux blesser à distance en retournant le pouvoir de quelqu'un contre lui.
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MessageSujet: Re: Roxanne Mayfair [100%]   Mar 16 Mar - 21:14

    Je ne peux pas te faire des choses et lire les fiches en même temps, vilaine -o- Et puis j'allais m'en occuper ce soir, grrr -o-

    Me vengerai Boude

    Bienvenue à toi miss Very Happy



    SO MANY TIMES I THINK I'M A GENIUS. - gif (c) shiya
    Spoiler:
     



Dernière édition par Asher L. Blackstone le Jeu 15 Avr - 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Roxanne Mayfair [100%]   Mar 16 Mar - 22:18

    Bienvenue ! slurp
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MessageSujet: Re: Roxanne Mayfair [100%]   

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Roxanne Mayfair [100%]
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