Shadly Hollow
Bonjour à tous. <br><br>Le forum ayant subit un coup des plus dur suite au départ de nombreux membres –disposant entre autre de postes importants, Shadly Hollow refait peau neuve. Nous comptons repartir de zéro, en modifiant un peu le contexte pour le rendre plus actuel. L’opération prendra un peu de temps, mais si vous souhaitez continuer l’aventure en notre compagnie, envoyez un mail à l’adresse suivante : toxiic-sicilian@hotmail.fr En précisant votre pseudo dans l’invitation. Il est fort probable que vous ayez à mettre à jour votre personnage, tout comme nous mettrons les nôtre à jour, mais ce n’est pas une certitude. <br><br>A bientôt sur Shadly Hollow =)<br>Asher & Natasia.



 
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 Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc

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MessageSujet: Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc   Sam 6 Mar - 19:25

ANDROMEDE SPHINX FARREL
.



Skye Strackle ­­­­─ ­­© tomorrow



    • • « – Can I see your identity card, please ? ; »
    .

    ► ÂGE PHYSIQUE : On lui donne facilement la vingtaine, pas plus.
    ► ÂGE RÉEL : Très, très vieille.
    ► DATE & LIEU DE NAISSANCE : Athènes, en l'an 1000 précisément.
    ► NATIONALITE/ORIGINE : Andromède a pris la nationalité anglaise depuis le début de la première guerre mondiale déjà. Mais c'est une grecque d'origine, une Athénienne pour être précis.
    ► RACE : Vampire
    ► LIEU DE RESIDENCE : Londres, plus précisément à Nothing Hill.
    ► RANG DANS LA SOCIETE : Vampire noble, première infante du Maître vampire de Rome et ses environs.
    ► PROFESSION : Aucune. Elle n'a jamais travaillé, ce n'est pas maintenant que ça va commencer. Sinon, elle est au service de son Sire, et a été envoyé à Londres afin de lui rendre compte de la situation.


    • • « – I want know your real identity, darling ! ; »
    .


    ► VOTRE PSEUDO/PRENOM : Ce sera Heidi, pour vous servir ou vous asservir (:
    ► VOTRE AGE : Quinze ans
    ► COMMENT AVEZ-VOUS CONNU SH ? : De clic en clic.
    ► QUE PENSEZ-VOUS DU FORUM ? :Il est très bien, j'aime beaucoup le design et le contexte bien sur.
    ► CODE DU REGLEMENT :
    Spoiler:
     
    ► CELEBRITE SUR L'AVATAR : Skye Strackle
    ► TAUX DE PRESENCE : Quelque chose comme 5 jours sur 7, avec quelques variantes, bien sur (:
    ► AUTRE CHOSE A DIRE ? : Rien de plus, non.


• • « – Tell me a story ; »
.

Raconter ici la vie de votre personnage, ou tout simplement des moments clefs qui ont marqués sont existence. N'oubliez pas d'y insérer des détails concernant son apparence physique, mais aussi sur son caractère et ses goûts.


Dernière édition par Andromède S. Farrel le Sam 6 Mar - 21:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc   Sam 6 Mar - 19:28


@ narcisse

PROLOGUE :

    Debout devant l'immense baie vitrée, perchée sur ses hauts talons, Andromède attendait. Elle portait une robe courte, qui lui ceinturait le ventre et s'arrêtait au niveau des genoux. De couleur noire, elle mettait parfaitement en valeur ses courbes alléchantes. Ses longs cheveux blonds étaient attachés en une longue tresse, qui tombait sur son épaule droite. Elle resplendissait, même dans l'obscurité.

      Verity - « Chère Dame, il est arrivé. »
      Andromède - « Fais entrer, vite. »
      Verity - « Bien, ma Dame. »

    Andromède, qui contemplait jusque là l'activité nocturne de Nothing Hill, se détourna de la baie vitrée et fit quelques pas, afin de poser un verre de vin rouge sur une table de verre. Du vin grecque, qui lui rappelait ses origines. Il lui était inutile d'en boire, mais c'était un plaisir qu'elle ne se refusait pas. Verity, sa servante, avait quitté la pièce. Elle revint une minute plus tard, accompagné d'un homme. La trentaine, vêtu d'un costume qui devait valoir une petite fortune, rasé de près et parfumé. Andromède fit la grimace, puis adressa à son invité un sourire charmant. Elle s'approcha de lui, congédia Verity d'un geste de la main et laissa le silence tomber. Il dura deux à trois minutes avant que l'homme ne se décide à parler, d'une voix brute.

      Lawrence - « Vous êtes ravissante ce soir, chère Sphinx. Vous vous plaisez ici ? Nothing Hills est un quartier rempli d'humains, je pense que cela peut vous être utile. Personnellement, je les déteste. Ils sont inutiles, juste bon à nous abreuver, enfin ils ... »
      Andromède - « Les humains sont faibles d'esprit, violents et facile à corrompre. Je les adore. »
      Lawrence - « Hum, oui. Oui, certainement. Mais nous ne sommes pas là pour parler d'eux, n'est-ce pas ? »
      Andromède - « Evidemment, mais c'est vous qui avez amené la conversation sur eux. »
      Lawrence - « Très juste. On m'envoie juste m'assurer que tout va bien. Car tout va bien, n'est-ce pas ? Votre Sire voulait s'assurer que Londres vous plaisait. Il est conscient que vous auriez préféré revenir à Athènes, après toutes ces années, mais il m'a chargé de vous rappeler qu'il a besoin d'une présence à son compte ici, pour lui rendre compte de ce qu'il s'y passe. Il faudrait que vous alliez faire un tour à Shadly Hollow, un village non loin d'ici. Il s'y passe des choses ... intéressantes. »
      Andromède - « Je sais tout ça ! Il m'a tout dit, inutile qu'il me le répète. Je soupçonne plutôt qu'il est voulu s'assurer que j'étais toujours sous sa coupe. Rassurez-le, dîtes-lui que je le suis toujours et surtout, que je ne suis pas une idiote. Maintenant, partez. »
      Lawrence - « C'est à dire que ... »
      Andromède - « Au revoir, Lawrence. »

    Andromède se détourna du vampire, qui se retenait certainement de se jeter sur elle. Mais il n'était qu'un sous-fifre, et devrait contrôler ses envies meurtrières. Andromède était insupportable avec lui et hautaine, car elle pensait qu'il ne méritait pas mieux. Lawrence quitta la pièce sans plus de convenances. Andromède reprit son verre de vin et revint devant la baie vitrée. Elle vit Lawrence sortir de l'immeuble, et monter à bord d'une voiture noire. Elle sourit, fière d'elle. Ce quartier luxueux de Londres lui convenait parfaitement, son Sire avait bien choisi pour elle. Restez maintenant à s'immiscer dans cette nouvelle ville, afin d'entrer dans les sphères huppés de Londres. Andromède était tout de même la première infante du Maître vampire de Rome et ses environs, connu pour ses délires étranges.


Dernière édition par Andromède S. Farrel le Sam 6 Mar - 21:57, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc   Sam 6 Mar - 19:28


@ cocaïne

Chapitre PREMIER :


    - vers 1014, Athènes (Grèce).

      Emissaire - « Sire, la beauté de vos filles est très renommée dans la Région, et même au-delà. Je parle, en particulier, de la Princesse Andromède. Mon maître m'envoie afin de savoir si elle est promise ou non à un homme. Car sinon, il se porterait prétendant. Mon maître a très bonne fortune, un sang pur et une bonne lignée. Il ne se déplacera cependant que si on lui promet votre fille en mariage. »

    L'homme se tenait un genou au sol, devant le maître des lieux, Icare, roi d'Athènes. Le vieil homme avait eu sept filles et un fils, un dernier né âgé de quatre ans. Dans son immense palais, il n'y avait plus que sa femme, la magnifique Cassiopé, et ses trois dernières filles : Andromède, Hermione et Cassandre. La beauté de sa femme, puis ensuite de ses nombreuses filles, était très réputée en Grèce et il n'avait jamais eu aucun mal à les marier. Sauf une, certainement la plus belle, Terpsichore, qui s'était fait prêtresse au Temple d'Apollon à Delphes. Et voilà qu'on venait encore lui enlever une de ses tendres filles, qu'il aimait tant. Andromède venait d'avoir quatorze ans, l'âge fatidique où les jeunes filles se retrouvaient marier. La seule alternative était qu'elle devienne prêtresse dans un des nombreux temples dédiés au Dieu de l'Olympe. Et le Roi Icare connaissait parfaitement les souhaits de sa fille : devenir prêtresse d'Artémis et rester chaste à vie.

      Icare - « La requête de ton maître est prise en compte. Sache seulement que ma fille Andromède se prédestinait à devenir servante de la Déesse de la Chasse. »
      Emissaire - « Vous reconsidérerez la question en sachant l'identité de mon maître, peut-être ? Il s'agit de Phinéas, Roi de Sparte. »
      Icare - « Sparte veut ma fille pour Reine ?! »
      Emissaire - « C'est bien cela. Mon Roi voudrait de la princesse d'Athènes pour épouse. »

    Le Roi semblait étonné, complètement pris au dépourvu. Donner sa fille à Sparte revenait à signer un acte de paix total avec la cité guerrière. Ce ne serait que bénéfique pour la Cité Mère, qui avait déjà bien souffert à cause de Sparte. C'était cette Cité même qui avait entrainé la Chute d'Athènes, quelques siècles plus tôt. Avoir Sparte de son côté serait judicieux, avec toutes ces guerres qui s'annonçaient dans le monde méditerranéen, notamment à cause de la religion chrétienne, encore peu ancrée en Grèce. Icare inspira profondément et déclara d'une voix forte :

      Icare - « Soit. J'accorde la requête de ton souverain. Qu'il vienne chercher ma fille dans les prochains mois, les noces auront lieu ici même, dans l'enceinte d'Athènes. »
      Emissaire - « Très bien, Sire. »

    L'émissaire fit une révérence parfaite et quitta la pièce à reculons, comme le voulait la tradition. Quand il quitta l'immense salle, Icare se prit la tête dans ses mains. Sa fille allait le détester de l'avoir donner à un homme tel que Phinéas. Heureusement, il n'était pas beaucoup plus vieux qu'elle, seulement d'une vingtaine d'années. Andromède aurait pu avoir un destin encore plus tragique.

    **

    Andromède avait accusé le coup, le menton relevé, comme son rang le voulait. Une princesse d'Athènes se devait de servir son peuple du mieux qu'elle pouvait. En épousant Phinéas de Sparte, elle assurait à sa Cité une protection et un allié sur et puissant. Quitte à épouser un homme réputé pour sa cruauté et sa brutalité, et à rejoindre la Cité la plus cruelle de Grèce. Sparte était réputé pour l'éducation horrible de leurs fils, qu'ils arrachaient à leur mère dès le plus jeune âge pour les entrainer à devenir de véritables machines de combat. Andromède ne savait pas encore si elle supporterait de se voir arracher ses enfants de la sorte. Elle ne savait pas non plus ce que les Dieux lui réservaient pour son avenir, et cela l'inquiétait. Elle avait bien envie de consulter l'Oracle, mais cela était impossible. Le temps était trop court, et elle ne pouvait plus reculer. Son promis était déjà arrivé, une quinzaine de jours après son émissaire. Le Roi Phinéas avait fait vite, ce qui avait intrigué la famille royale d'Athènes. Le Roi de Sparte semblait pressé, mais pourquoi ? Sa précédente femme était morte en couche, et ne lui avait donné que des filles. Mais les filles d'Icare d'Athènes était réputé pour donner naissance à des fils d'excellentes conditions.

      Cassandre - « Nous reverrons-nous un jour, Andromède ? Je ne suis pas sure que Sparte me semble accueillante pour des visiteurs, n'est-ce pas ? Alors une fois que tu seras leur Reine, nous ne pourrons échanger que des lettres, et encore. Et dans moins d'un an, je serais à mon tour marié. Que me réserve les Dieux, à moi, ma soeur ? »

    La chambre d'Andromède avait été envahi par une multitude de femmes. Servantes, famille. Elles étaient toutes là pour préparer la mariée à ses noces. Il fallait absolument que tout soit parfait pour le Roi de Sparte. Il fallait montrer qu'Athènes pouvait renaître de ses cendres. Montrer la puissance qu'elle était en train de redevenir. Cassandre, celle qui suivait juste Andromède à dix mois près, lui dénouait ses longs cheveux. Andromède était assise sur un petit siège sans dossier, totalement nue. Les grecques n'étaient pas pudiques, au contraire. La nudité était un phénomène normal, représentait le corps de l'Homme dans toute sa splendeur.

      Andromède - « Les Dieux veillent sur nous, et nous devons avoir une confiance aveugle en eux. Tu prieras la Déesse Héra pour qu'elle te trouve un mari aimant, qui te rendra heureuse. Il faut qu'au moins l'une de nous deux soit heureuse. Tu m'enverras des lettres emplis de ton bonheur, et je me contenterais du tien bonheur. »
      Cassandre - « Tu fais trop confiance aux Dieux, ils ne te l'ont même pas rendus. »
      Andromède - « Ne perds jamais la foi, Cassandre ! C'est ce qui te tiendra en vie, crois-moi. Crois ta soeur. »
      Cassiopé - « Cessons les bavardages ! Au travail, mesdames ! Ma fille va épouser le Roi de Sparte, il faut que tout soit parfait. Parfait, j'ai dit ! »

    Cassiopé, Reine d'Athènes, supervisait les opérations. Andromède était passé au bain, où elle avait été frotté, savonné et parfumé à outrance. On l'avait ensuite séché, puis emmené devant le miroir afin de la coiffer. Sa robe était prête, à côté. Elle était resplendissante. La robe était toute blanche, à bretelles, plongeante dans le dos et drapée. Elle touchait le sol, de sorte qu'on ne voit pas les pieds nus de la mariée. C'était un grand jour, celui de l'Hymen d'Andromède.

    **

    La Cité athénienne festoya toute la journée et toute la nuit, jusqu'à la fin de la matinée du deuxième jour. Andromède n'avait pas encore eu le loisir de découvrir son nouveau mari. Elle le voyait, simplement, là, à quelques centimètres d'elle. Les deux époux n'avaient échangés aucune parole, le Roi de Sparte semblant plutôt taciturne. Ils avaient dansé un peu, et c'était tout. Tout le monde semblait s'amuser, sauf les nouveaux mariés. Phinéas avait le visage fermé, inquiet. Andromède, elle, n'avait aucune expression. Et dans sa tête, tout se mélangeait. Qu'allait-elle devenir, avec un époux pareil ? La jeune fille voulait de l'attention, de l'affection. Mais elle comprenait à présent que ce n'était qu'un rêve de petite fille, que ce genre de mari n'existait pas dans la réalité, seulement dans les mythes d'Homère. Et encore ! La plupart des héros rendaient plusieurs jeunes filles malheureuses comme les pierres. Andromède en fut refroidie. Et pourtant, assise sur son trône, toute droite, elle savait ce qui l'attendait. Elle savait que dès son arrivée à Sparte, son époux l'emmènerait dans sa chambre et entrerait en elle. Elle frissonna à l'idée d'avoir un homme aussi froid aussi proche d'elle.

    Finalement, et contre toute attente, Phinéas de Sparte n'attendit même pas la fin de la fête pour quitter Athènes. Il repartit avec son escorte et son épouse très tôt dans la matinée, après des adieux déchirants pour Andromède. La jeune fille versa quelques larmes, qu'elle essuya rapidement afin de relever la tête, fièrement. Elle ferait honneur à son père, sa Cité. Et pourtant, elle n'était plus la Princesse Andromède d'Athènes, mais la Reine Andromède de Sparte.

    L'escorte royale arriva à Sparte le lendemain après-midi, sous les applaudissements de la foule. Les Spartes semblaient faibles, ce qui étonna leur nouvelle Reine.

      Phinéas - « Ce n'est qu'une illusion. Salut ton peuple. »

    C'était la première fois que le Roi ouvrait la bouche pour s'adresser à elle. Elle acquiesça et adressa un salut prompt de la main à la foule, avec un sourire horriblement faux. Elle était trop stressée par rapport à la suite du programme pour apprécier le moment de sa présentation aux Spartiates. Et quand son époux lui fit signe de le suivre dans le palais, Andromède fut prise de panique. Elle n'était pas prête, vraiment pas. Et pourtant ! Voyant qu'elle ne l'avait pas suivi, Phinéas cria son nom. Une servante s'approcha de la jeune fille et la poussa gentiment vers la porte, avec un sourire compatissant. La femme semblait comprendre ce qui rongeait Andromède. La nouvelle Reine suivit son époux, la respiration saccadée, comme si elle était essoufflée.

      Phinéas - « Approche, Andromède. Déshabille toi. »

    Andromède inspira fortement, s'exécuta. Elle se retrouva nue devant son mari, qui l'observa longuement, en détail. Il se déshabilla enfin, et tout deux se retrouvèrent nus, l'un en face de l'autre. Phinéas dominait sa femme d'au moins vingt-cinq centimètres, voir un peu plus. Il s'approcha d'elle, déposa un premier baiser dans le cou de la jeune femme, qui frissonna. Elle restait complètement hermétique quant au désir qui naissait dans le regard de l'homme. Ce dernier la poussa délicatement, l'obligeant à s'allonger sur le lit. Il se positionna sur elle, lui tenant les poignets. Phinéas se mit à embrasser le corps d'Andromède tout entier, sans retenu, sans douceur. Il entra en elle avec brutalité, violemment. La jeune fille se mit à hurler, à se débattre. Phinéas lui susurrait des mots qu'elle n'écoutait pas à l'oreille, tentant de la calmer. Voyant que ça ne fonctionnait pas, il resserra son emprise sur ses poignets, accéléra ses va-et-vient. Lui rugissait de plaisir, elle de douleur.

    Durant ces trois longues heures, Andromède se sentit souillée, humiliée. Elle savait que tout le palais entendait leurs ébats, et cela la mettait mal à l'aise. Ce fut les trois heures les plus longues de sa vie, pensait-elle. Son époux s'était endormi, encore à moitié sur elle. Andromède se sentait écrasée sous la musculature puissante de son mari. Elle n'arrivait pas à dormir, même si son corps fragile était épuisé. Les draps blancs étaient ensanglantés. Doucement, sans un bruit, elle se mit à sangloter. Et neuf mois plus tard naissait son premier enfant, Mestor.


Dernière édition par Andromède S. Farrel le Dim 7 Mar - 20:21, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc   Sam 6 Mar - 19:28


@ cocaïne

Chapitre SECOND


    - vers 1017, Sparte (Grèce).

    Andromède avait dix-sept ans. Cela faisait maintenant quatre ans qu'elle régnait en tant que souveraine de Sparte, au côté de son époux, Phinéas. Celui avait de grands rêves de conquête, mais son épouse voyait bien que tout cela n'était que des rêves illusoires. Elle croyait encore en la puissance de son peuple, mais Sparte n'était plus la puissante Cité guerrière d'antan. La domination romaine, puis byzantine avait réduit les Cités grecques en soumises et obéissantes. La plupart des grecques avaient même abandonné leurs Dieux pour se consacrer dans le christianisme orthodoxe. Andromède était très attachée à sa religion polythéiste et se battait becs et ongles pour qu'il n'y ait aucun chrétien dans sa Cité. Chez elle, on vénérait encore les Olympiens. C'était son souhait le plus cher.

    Sa vie n'était pas bien rose, mais il y avait pire. Elle n'avait pas revu sa famille, avait juste reçu quelques lettres, de temps en temps. Elle correspondait plus avec sa petite soeur Cassandre, qui avait épousé le dirigeant d'Antioche. Les Cités grecques étaient de nouveau soudées, et la jeune Reine trouvait cela de bonne augure. Et en quatre ans, elle avait surtout donné naissance à trois fils et une fille, et attendait encore un enfant. Les relations avec son terrible époux ne s'était pas vraiment arrangé. Ils avaient une entente cordiale, et ne se retrouvait que de temps en temps dans le même lit pour assurer leur lignée. Rien de plus, rien de moins. Andromède s'était habituée à la brutalité de son époux envers elle, et à supporter les dizaines de maîtresses qu'il entretenait parallèlement. Elle, n'avait aucun droit de cocufier son mari. Mais lui avait déjà fécondé plusieurs catins et engendraient ainsi six bâtards. En plus de ses deux autres enfants, que sa précédente épouse lui avait donné, et qu'Andromède devait aimer comme ses propres enfants. Mais la demoiselle supportait ça, du mieux qu'elle pouvait.

      Phinéas - « Eh alors Andromède ? Que fais-tu ici, femme ? Je croyais que l'enfant allait bientôt naître et que les médecins t'avaient recommandés de rester au lit ? »
      Andromède - « Depuis quand écoutons-nous les ordres des médecins, mon cher ? »

    Phinéas grommela, ordonna à sa femme de retourner à sa chambre. Andromède avait voulu se promener dans les jardins, mais apparemment ce petit plaisir lui était désormais interdit. Son mari faisait tout pour lui rendre la vie dure, mais il voulait par dessus tout des enfants en bonne santé. Il faisait de ses fils des guerriers sanguinaires et de ses filles des beautés ensorcelantes. Andromède n'avait rien contre ça. Son premier fils, Mestor, avait été son plus dur déchirement, lorsqu'on le lui avait arraché à à peine trois ans pour l'emmener dans ces centres d'entrainement abusif. Elle avait hurlé, pleuré, mais rien n'y avait fait. Elle avait rendu ses deux autres fils de manière plus digne. Quand à sa dernière née, Eratô, qui avait alors un an, elle avait le loisir de l'éduquer seule. C'était une immense joie pour la jeune mère, qui souffrait de ne plus voir ses fils.

    Andromède était à quelques mètres de sa chambre lorsque les premières contractions la prirent. Habituée, elle appela à son secours ses servantes, qui appelèrent à leur tour le médecin. On allongea la Reine sur son lit, et tandis qu'une dizaine de femmes s'affairaient autour d'Andromède, le travail commença. C'était moins douloureux et moins long que les précédents, à chaque fois. Ainsi, en sept heures seulement, un nouveau fils de Sparte naquit. Phinéas entra, jeta un oeil rapide sur son fils et haussa un sourcil. Il se tourna vers sa femme et tonna d'une voix brute :

      Phinéas - « Il est chétif ! Comment expliques-tu ça ? »

    En effet, comment expliquez ça ? Andromède était cependant trop fatiguée pour chercher une explication. Elle se rendait juste compte que son fils n'avait pas pleuré aussi longtemps que les autres. Elle releva la tête, malgré les protestations de sa suite et demanda :

      Andromède - « Il dort ? »
      Phinéas - « Il est tout maigre, tout blanc, tout chétif ! Il n'a pas le sang d'un futur guerrier. Est-ce un bâtard ? Andromède ? C'est un bâtard ? »
      Andromède - « N ... Non ! »
      Phinéas - « Menteuse ! »
      Andromède - « Non ! »

    Andromède, malgré sa fatigue, voyait la colère montait en son mari. Les colères de Phinéas étaient légendaires. Il devenait comme fou, comme possédé par Arès en personne. Plus rien n'avait d'importance, il fallait alors qu'il cogne, qu'il frappe de toutes ses forces sur quelque chose ... ou quelqu'un. La jeune femme fut prise de panique, tandis que son mari attrapait son enfant et le retirait de sa couverture. L'idiot croyait qu'elle l'avait trompé ! Son orgueil ne pouvait accepter d'avoir un enfant fragile, alors que l'enfant n'avait même pas deux heures !

      Phinéas - « Laissez-nous ! Sortez ! »
      Femme - « Mais Seigneur, l'enfant est fragile, il nous faut ... »
      Phinéas - « Je sais, et c'est bien là un problème ! Sortez, j'ordonne ! »

    Andromède regarda partir sa suite, effarée. Elle était trop faible pour protéger son enfant, et se protéger elle-même. Son mari tenait toujours l'enfant à deux mains, éloigné de lui, comme s'il le rebutait.

      Phinéas - « Lève toi, Andromède ! Viens voir ce que je fais aux bâtards, moi ! »
      Andromède - « Laissez l'enfant ! Ce n'est qu'un enfant, et c'est le vôtre ! »

    Andromède s'était levée, puis précipitée aux bras de son mari. Elle voulut lui arracher l'enfant, mais celui-ci, avec un rictus abominable, la gifla avec une force incroyable. Andromède tomba à terre, ses larmes se mélangèrent à son sang qui coulait. Elle pensa à ces six enfants nés hors de leur mariage. Des bâtards, comme il le disait si bien. Il ne les avait pas malmené ainsi, ses enfants-là !

      Andromède - « C'est le vôtre ! C'est votre enfant ! Remettez le dans son berceau ! Il vient de naitre, il sera fort lui aussi, je le promets ! »
      Phinéas - « Ah, idiote ! Je ne peux le croire, ses aînés étaient de bien meilleur consistance ! Celui-là est juste bon à souiller mon nom, à me déshonorer ! Il ne mérite pas la vie. »
      Andromède - « Epargnez le, seigneur ! Ayez pitié de votre femme, de votre fils ! »
      Phinéas - « Je ne connais pas la pitié, tu le sais ! Tu t'en remettras, ça t'apprendra à aller voir ailleurs ! Estime toi heureuse que je ne te tue pas toi aussi ! Un bâtard ! M'engendrer un bâtard avec un autre ! »

    Phinéas se dirigea vers le balcon, Andromède le suivit en sanglotant. La fatigue brouillait sa vue, ses sens. Elle n'arrivait même pas à marcher droit. Phinéas prit l'enfant à bout de bras, par dessus le balcon. Le nouveau né se réveilla, se mit à hurler. Il y avait du vent, il pleuvait même. Andromède supplia les Dieux d'épargner son enfant. Ils n'en firent rien. Phinéas regarda Andromède, cligna des yeux très fort et lâcha l'enfant. Andromède poussa un hurlement déchirant, se jeta sur son époux. Celui-ci la roua de coup, Andromède en perdit conscience.

    **

    Lorsqu'elle reprit connaissance, tout était flou et froid autour d'elle. Son corps entier lui faisait mal, elle se voulait morte pour qu'enfin la douleur cesse. Elle pleurait encore. Elle se trouvait dans une forêt, certainement celle qui bordait Sparte. Son époux avait du ordonner qu'on l'abandonne ici, pour se débarrasser de son corps et faire croire à une fuite. Phinéas inventerait toutes sortes de mensonges pour glorifier son image et souiller celle d'Andromède. Il devait déjà se considérer comme veuf et jouer le comédien auprès de ses conseillers, une pièce digne de tragédies grecques !

      Homme - « C'est la Reine de Sparte. Méconnaissable ! Elle va mourir. »
      Homme 2 - « Nous ne laisserons pas faire pareille infamie. J'ai toujours trouvé cette femme magnifique, je vais en faire mon infante. »
      Homme - « Selon vos souhaits, mon ami. Mais réfléchissez aux conséquences ... »
      Homme 2 - « Chose faite. Emmenons là au manoir, ce sera plus pratique. Vite, avant qu'elle ne meurt. »

    Andromède sentit qu'un homme la soulevait et la portait dans ses bras. Ce fut tout, elle replongea dans l'inconscience.

    **

    Une vive douleur, comme un venin qui se propageait dans son corps réveilla Andromède en sursaut. On l'avait attaché sur un lit, mais elle était trop faible pour se débattre réellement. Elle n'arrivait qu'à hurler, des hurlements torturés, déchirants. Elle pria le Dieu des Enfers de lui accorder les Champs Elysées, tandis qu'elle se faisait déjà à l'idée de la mort. Mais la douleur était trop insupportable, elle ne pouvait pas se concentrer. Elle avait les yeux fermés, et sentait qu'on l'obligeait à boire un breuvage chaud, peu ragoutant. Du poison certainement ! Le corps de la jeune femme s'arqua, tandis qu'elle hurlait de plus belle.

    Les quatre jours qui suivirent fut les pires de sa vie.


Dernière édition par Andromède S. Farrel le Dim 7 Mar - 21:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc   Sam 6 Mar - 19:28


@ narcisse

Chapitre TROISIEME

- vers 1024, près de Sparte (Grèce).

Près de sept ans après cette nuit tragique, Andromède se trouvait toujours près de Sparte. Elle s'était rapidement habituée à sa nouvelle condition : vampire. Sa nouvelle force, sa nouvelle apparence, son nouveau régime alimentaire. Pendant près de cinq ans, elle avait été une jeune vampire pratiquement intenable, prête à tout pour vider un humain de son sang. Son Sire, Diomède, avait dû la tenir enfermer dans son immense demeure. Il lui avait apporté des humains pour qu'elle puisse se servir à sa guise. Jamais elle n'avait manqué de nourriture.

Puis elle s'était calmée, d'un coup, sans aucune raison apparente. Une sorte de déclic. Elle n'avait jamais oublié sa vie d'avant. Ni sa famille à Athènes, ni son horrible époux Phinéas, et encore mois ses enfants. Mestor, son aîné. Puis Jason et Iolcos, ses deux autres fils. Et enfant sa dernière née, Eratô. Que devenaient-ils, sans leur mère ? Quel âge avaient-ils désormais ? Elle s'inquiétait plus pour sa fille, car son époux ne l'avait jamais vraiment aimé. Il n'aimait que ses fils, et encore. Diomède avait fait des rapports brefs de temps à autre, pour tenir au courant Andromède de ce que devenait les siens. Ainsi, elle savait que Phinéas avait réussi à émouvoir Sparte et la Grèce entière en jouant les veufs éplorés. Il avait inventé que sa défunte épouse s'était enfui dans la forêt dans un accès de folie et on ne l'avait plus revu. Conclusion hâtive : la Reine de Sparte avait dû être dévorée par des animaux sauvages. Andromède avait eu envie d'aller saigner son veuf, mais son Sire le lui avait formellement interdit. « Ce serait une grave erreur, crois-moi. », avait-il dit.

Le père d'Andromède avait rendu l'âme trois ans plus tôt. Déjà, Cassandre, sa jeune soeur, s'était suicidée un an après la transformation d'Andromède, en apprenant qu'elle ne pourrait jamais avoir d'enfants. Ces deux nouvelles funestes cumulées avaient grandement affaiblis le Roi d'Athènes, qui regrettait de ne pas avoir gardé ses filles près de lui. La Cité avait dépéri, avait été donné à un byzantin. La nouvelle avait grandement attristé Andromède. Elle déplorait ce qui arrivait à sa chère Athènes, et à la Grèce plus généralement. Le christianisme avait achevé son travail là-bas. On ne parlait plus des Dieux de l'Olympe. Plus de Zeus, d'Héra, d'Athéna ou d'Apollon. Les sanctuaires, pour la plupart, avaient été désertés, voir même pillés. Les fondements de la Grèce Antique s'effondrait, Andromède voyait le changement arrivait à grands pas.

Il faisait nuit, puisqu'elle ne pouvait plus sortir à l'air libre le jour, sous peine de mourir dans d'atroces souffrances. Elle avait subi assez de violences, autant physiques que morales dans sa vie d'humaine. Maintenant, elle voulait profiter pleinement de ses nouvelles aptitudes. Mais elle se raccrochait encore à son passé, à ces rares choses qu'il y avait eu d'heureux dans sa vie.

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Dernière édition par Andromède S. Farrel le Mer 17 Mar - 23:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc   Sam 6 Mar - 19:29

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MessageSujet: Re: Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc   Sam 6 Mar - 19:29

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MessageSujet: Re: Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc   

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Andromède : « De nos jours on survit à tout, sauf à la mort. » - uc
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